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Éducation

Réforme du lycée : Montbéliard mieux doté que Belfort ?

mercredi 9 janvier 2019 à 19:16 Par Wassila Guittoune, France Bleu Belfort-Montbéliard

Un collectif d'enseignants des trois lycées publics de Belfort vient de se créer. Ils dénoncent la réforme du lycée qui créera "des inégalités" entre les élèves de Belfort, de Montbéliard et de Besançon.

La carte des spécialités dans le rectorat de Besançon est désormais disponible
La carte des spécialités dans le rectorat de Besançon est désormais disponible © Maxppp - Alexandre MARCHI

Belfort, France

C'est l'un des grands bouleversements de la rentrée 2019-2020 : les filières comme elles existaient jusqu'ici disparaîtront. Finies les filières S, L et ES : les élèves auront tous un tronc commun (Français, Histoire Géo, Enseignement scientifique, Langues Vivantes et Sport). Ils auront ensuite 3 spécialités à choisir lors de leur entrée en première et 2 lors de leur passage en terminale. Une réforme qui va "créer des inégalités entre élèves et établissements" estime un collectif d'enseignants des lycées publics belfortains : Courbet, Condorcet et Follereau. Ces enseignants organisent jeudi soir, à 18h, un débat à la maison du peuple à Belfort un débat à destination des parents d'élèves, des élèves et des enseignants.

Mieux vaut être lycéen à Montbéliard qu'à Belfort

Les élèves qui souhaitent opter pour la spécialité "Littérature, langues et cultures de l'Antiquité" devront s'inscrire au lycée Armand Peugeot à Valentigney : c'est le seul établissement proche qui la propose. La spécialité n'est pas enseignée à Belfort, dans aucun des 3 lycées publics du département. 

Benoit Guyon, enseignant en sciences économiques et sociales au lycée Condorcet donne encore un autre exemple : "Un élève qui souhaiterait faire Sciences de l'ingénieur en spécialité doit forcément s'inscrire au lycée Follereau. Aucun autre lycée ne le propose alors que nous vivons dans un territoire où le secteur de ingénieurie est présent.

L'une des solutions envisagées : l'enseignement à distance

Le rectorat de Besançon se veut rassurant : "Cette carte est évolutive" affirme Nicolas Magnin, doyen des inspecteurs. "Un arrêté sera proposé chaque année, pour faire évoluer les spécialités. Si d'aventure il y avait une demande forte des élèves pour une spécialité, les élèves ne seront pas condamnés à ne pas la suivre (...) 

Nous réfléchissons également à l'enseignement à distance pour pouvoir offrir les spécialités rares, comme les langues et cultures de l'Antiquité, à un maximum d'élèves de l'académie." 

Les spécialités proposés par établissement

Les spécialités proposées par les lycées de Montbéliard - Radio France
Les spécialités proposées par les lycées de Montbéliard © Radio France - Rachel Noel
Les spécialités proposées par les lycées de Haute-Saône - Radio France
Les spécialités proposées par les lycées de Haute-Saône © Radio France - Rachel Noel

Des élèves partagés entre deux établissements?

Deux spécialités seront "mutualisées" entre les établissements belfortains : "Numérique et Sciences Informatiques", ainsi qu'"Histoire Géographique et Géopolitique". Ces deux matières ne seront enseignées que dans un lycée belfortain. Charge aux élèves scolarisés dans d'autres établissements de se rendre en classe par bus. 

"On les invite à renoncer à ces spécialités" dénonce Elvire Celma, enseignante d'espagnol au lycée Follereau : "Si l'Education Nationale n'est pas capable d'offrir à tous les élèves de tous les établissements la même chose, elle se désengage totalement de sa responsabilité d'assurer une éducation pour tous". 

Pour Nicolas Magnin, doyen des inspecteurs à l'Académie de Besançon "On noircit le tableau. Certains élèves en EPS se déplacent pour des options piscine.  J'ai du mal à concevoir que, pour suivre une spécialité, cela pose une difficulté. Ce serait à une vingtaine de kilomètres, je ne dis pas, mais là ce n'est pas tout à fait le cas. Au contraire, ces mutualisations sont faites pour donner un maximum de choix aux élèves".