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Éducation

Réforme de l'université et du bac : ce qu'il faut retenir de la journée de mobilisation des étudiants et des lycéens

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Des syndicats lycéens, étudiants et enseignants se mobilisent ce jeudi pour demander les retraits de la réforme sur l'accès à l'université et du projet d'un nouveau baccalauréat.

Une pancarte pendant la manifestation parisienne contre les réformes de l'université et du bac, le 01/02/18
Une pancarte pendant la manifestation parisienne contre les réformes de l'université et du bac, le 01/02/18 © Maxppp -

Manifestations voire grève : les étudiants étaient appelés par une large intersyndicale à se mobiliser ce jeudi. Le Snesup-FSU (premier syndicat chez les enseignants du supérieur), l'Unef (organisation étudiante), l'UNL et le SGL (syndicats lycéens), les syndicats FO, la CGT, Sud et d'autres réclament le retrait du projet de loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université, traduites dans la nouvelle plateforme d'inscription Parcoursup (qui a succédé à APB). Ils ont été rejoints par la FCPE, première fédération des parents d'élèves, qui appelle à se joindre aux actions prévues à travers la France pour que "le baccalauréat reste la seule porte d'entrée" à l'enseignement supérieur. 

Ce jeudi matin, l'université du Mirail, à Toulouse, était totalement bloquée par les manifestants, tout comme celles de Rennes 2, Jussieu et Lille 3. A Paris, une dizaine de lycées étaient perturbés, dont quatre partiellement bloqués. Une manifestation a lieu à 14h entre Jussieu et la Sorbonne. A Lyon, quelques centaines de personnes selon la police, dont une majorité de lycéens, ont manifesté, tout comme à Marseille, à Montpellier, à Grenoble, à Strasbourg, à Bordeaux ou encore à Angoulême. Ils étaient 500 à Clermont-Ferrand, et plusieurs centaines à Rouen. Selon le ministère de l'Education nationale, le mouvement est très peu suivi par les enseignants (0,49% de grévistes).

Une "sélection déguisée" pour entrer à l'université ?

La Fage, premier syndicat étudiant, et le Sgen-cfdt, premier syndicat dans le supérieur (enseignants et personnel administratif confondus), eux, soutiennent les réformes du gouvernement et n'appellent pas à la mobilisation. Ils réclament en revanche une hausse substantielle des moyens pour la fac, où le coût d'un étudiant est deux fois moindre que celui d'un jeune en classe préparatoire. 

Pour l'accès à l'université, le projet de loi, actuellement devant le Parlement, prévoit des "attendus" pour chaque filière. Les bacheliers qui ne répondent pas aux pré-requis (définis au niveau national puis affinés par chaque établissement) seront dans l'obligation de suivre un parcours d'accompagnement pour y être acceptés. Un processus qualifié par ses opposants de "sélection déguisée". 

Cette réforme a pour objectif de supprimer le tirage au sort dans les filières dont le nombre de places est inférieur aux candidatures, et réduire le taux d'échec en première année de licence, qui avoisine les 60%. Pour le bac, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer présentera son projet mi-février, qui devrait au moins proposer un examen ramené à cinq épreuves (dont le français en Première et un grand oral en Terminale), au lieu de dix à quinze actuellement.

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