Éducation

Région Auvergne-Rhône-Alpes : les lycées seront finalement équipés de tourniquets comme dans les métros

Par Laureline Dubuy, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 24 mars 2016 à 5:16

Le lycée Léonard de Vinci à Monistrol fait partie des lycées test
Le lycée Léonard de Vinci à Monistrol fait partie des lycées test © Radio France - Yves Renaud

La région Auvergne-Rhône-Alpes abandonne l'idée des portiques de sécurité dans les lycées promis par Laurent Wauquiez. À la place, un système de tourniquets sera installé à l'entrée des dix-huit établissements pilotes.

La sécurité sera bien renforcée dans dix-huit lycées pilotes de la région Auvergne-Rhône-Alpes -et non quinze comme précédemment annoncé- avant les grandes vacances. À l'image du lycée de Monistrol-sur-Loire (Loire), la Région va installer "des tourniquets" pour contrôler l'entrée des établissements.  C'est un budget d'un million et demi d'euros pour cette première vague d'installation. Au total la région a prévu de consacrer 20 millions d'euros pour sécuriser les lycées. Après cette phase de test, la région ambitionne de faire la même chose avec les 350 lycées publics en Auvergne-Rhône-Alpes.

Laurent Wauquiez a promis pendant la campagne des élections régionales d'équiper les lycées de portiques de sécurité pour empêcher les armes d'entrer. C'est le principe des dispositifs installés dans  les aéroports ou dans les tribunaux. Les tourniquets, eux, ne possèdent pas de détecteurs de métaux, ils sont actionnés à l'aide de badges comme dans les métros ou dans les usines.

Les tourniquets remplacent les portiques de sécurité à l'entrée des Lycées

Dans la Loire, le Lycée du Forez à Feurs (Loire) s'est porté volontaire. Pour Jean-Pierre Taite, le maire, l'installation des tourniquets à l'entrée du lycée  c'est la suite logique. Feurs est l'un des ville les plus vidéo-surveillée de France :

"Je pense que l'aspect technique ou visuel à que peu d'importance. Ce qui est important c'est que les personnes malveillantes qui veulent entrer dans le lycée pour des problèmes de drogue, ou autre, puissent voir qu'ils vont être contrôlés, surveillés, et qu'ils ne rentrent tout simplement pas pour que nos étudiants puissent étudier en toute sérénité."
— Jean-Pierre Taite, maire de Feurs

Jean-Pierre Taite, le maire de Feurs