Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Confinement - Coronavirus : l'école à la maison

Rennes : les étudiants vont être télé-surveillés pendant les examens de fin d'année

Afin de terminer l'année malgré la crise sanitaire, l'Université Rennes 1 met en place la "télé-surveillance" lors des examens de fin d'année. Un système inédit dans l’Université Bretonne, qui crée le débat autour de la sécurité des données personnelles.

Télésurveillance des examens à l'Université Rennes 1
Télésurveillance des examens à l'Université Rennes 1 © Radio France - Daniel Corsand

"Vous serez peut-être amenés à composer en ligne grâce aux services d’une entreprise spécialisée dans la surveillance d’examen à distance", indique l'université dans un mail adressé aux étudiants début avril. Depuis le mois de mars, l'Université Rennes 1 ne peut plus accueillir d'étudiants dans ses locaux. Après la continuité pédagogique en ligne, les élèves s’apprêtent à effectuer leurs examens en ligne. Pour limiter la triche, l’université va utiliser un service inédit de télésurveillance en ligne. 

On ne voulait pas bricoler 

Depuis la fermeture de l'Université, le personnel travaille sur l'organisation d'examens à distance. Caroline Tahar, Maître de conférences et Directrice déléguée à la formation, à l'innovation pédagogique et au numérique à l'IGR à Rennes 1, a alors contacté l'entreprise Managexam : "il faut absolument que les épreuves nous permettent de bien vérifier que l'étudiant a acquis les connaissances et les compétences qu'il doit acquérir. Nous avons identifié les quelques matières qui ne pouvaient pas être transformées sans dégrader la qualité de l'évaluation et on fait appel à une entreprise qui fait de la télésurveillance. On a fait une petite étude de marché et on a regardé aussi ce que faisaient nos collègues dans d'autres universités publiques avec lesquelles on travaille beaucoup et on a arrêté notre choix sur Managexam"

Une logiciel qui s'utilise via la caméra et l'ordinateur du candidat va permettre de surveiller l'identité de celui-ci mais aussi de dénicher les tricheurs. "Je sais que les gens sont assez suspicieux sur la télésurveillance. Au contraire, on ne voulait pas faire les choses de manière bricolée. Autant je peux surveiller une épreuve dans une salle parce que c'est mon métier.  Autant les surveiller en ligne ce n'est pas mon métier. C'est le métier, justement, de ces entreprises qui ont leur technologie particulière, qui leur permet, avec une procédure, de s'assurer qu'il n'y a pas de fraude. Ils ont aussi des outils d'intelligence artificielle qui sont couplés à leur système de surveillance, qui permettent de faire des rapports d'anomalies. 'Attention, là, il faut que vous alliez voir à cet endroit où il y a un problème. Il nous semble qu'il y a un souci sur cette partie là de la surveillance'. Ça permettra de ne pas dévaluer les diplômes de cette année", insiste Caroline Tahar. Ce logiciel devrait aussi détecter les recherches internet inappropriées dans la situation, l'utilisation d'un second écran ou encore la présence d'une autre personne dans la pièce. 

Une aberration pour les organisations syndicales  

De leurs cotés, plusieurs organisations syndicales étudiantes protestent contre l'utilisation de cette technologie et demandent l'annulation de toutes les épreuves, qui selon Solidaires "renforce les inégalités entre étudiants". 

"C'est quelque chose que l'on aurait pas imaginé il y a quelques années et on le craint beaucoup. Ça nous semble dangereux mentalement et moralement. Le fait d’être scruté par sa webcam, d’avoir un logiciel qui nous surveille... Ça rajoute du stress à une situation déjà très stressante. C'est une aberration", s'inquiète Malo, militant à Solidaires et élève de droit. "On nous dit toujours que les garanties de sécurité, de vie privée seront respectées... Toujours le même discours sauf que nous n'avons aucune garantie. On passe nos examens depuis notre ordinateur, il n'y a pas de garantie si ce n'est que la parole de l'université." 

Caroline Tahar veut rassurer les élèves. "Ils vont déposer leurs travaux sur notre plateforme universitaire, c'est une gage de sécurité pour le travail déjà. L'entreprise propose de déposer les devoirs sur sa plateforme mais nous voulions garder la main. Puis le service juridique a énormément travaillé sur le sujet. On est extrêmement attaché à la protection des données"

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu