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Éducation

Rentrée des profs : "Le ministre est moins méprisant et autoritaire"

Les professeurs font leur rentrée des classes ce vendredi. La colère des enseignants n'est pas retombée pendant l'été. Suppression de postes, réforme du bac, salaires... les sujets de contestations demeurent. On fait le point avec Mario Bardot, professeur à Livarot et secrétaire académique SNES-FSU.

Des enseignants du SNES-FSU manifestent devant un établissement scolaire
Des enseignants du SNES-FSU manifestent devant un établissement scolaire © Maxppp - .

Caen, France

Avant les élèves, ce sont les professeurs qui vont faire leur rentrée des classes, dès ce vendredi. Un partie d'entre-eux est partie en vacances en colère. Une grogne qui n'est pas retombée si l'on en croit Mario Bardot, professeur à Livarot et secrétaire académique du SNES-FSU, syndicat enseignant majoritaire dans le second degré (collège et lycée). Il était l'invite de France Bleu Normandie Matin.

Mario Bardot, secrétaire académique SNES-FSU, invité de France Bleu Normandie Matin

Hausse de salaires des profs : + 300 euros

En 2020, le salaire des professeurs va augmenter de 300 euros en moyenne. L'annonce a été faite ce mercredi par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Une décision prise sous la mandature de François Hollande mais appliquée sous la présidence Macron. "Ce qu'a oublié de dire le ministre, tempère Mario Bardot, c'est que la seule action qu'a fait son Gouvernement, en particulier le ministre des comptes publics, c'est de reculer l’application de cet accord d'une année. Cette augmentation on aurait dû l'avoir dès la rentrée dernière."

La prime en zone d’éducation prioritaire, réellement décidée cette fois par Blanquer, va être revaloriser. Elle passe de 1 000 à 2 000 euros. "Oui c'est un effort significatif, reconnait le syndicaliste. Mais au-delà de ces problèmes de salaires, il faut revoir la carte de ces zones prioritaires. Le malaise des enseignants va au-delà de ces problèmes de revalorisations salariales, nécessaires, mais qui ne vont pas calmer la grogne de la fin d'année scolaire dernière. Et notamment la question des effectifs dans les collèges. Il y aura moins de classes et plus d'élèves" selon le SNES qui dénonce des suppressions de postes.

Réforme du lycée dans le viseur

Autre point de crispation la réforme du lycée qui sera visible à cette rentrée scolaire. Les séries S, ES et L ont disparu en filière générale, "au profit de choix, mais est-ce que les élèves ont vraiment eu le choix partout ? On vérifiera", assure Mario Bardot. La contestation concerne aussi la place importante accordée au contrôle continu dans l'obtention du bac. "Nous voulons garder le caractère national du baccalauréat, réaffirme l'enseignant. C'est à dire des épreuves nationales avec l'anonymat des copies pour que les élèves gardent les mêmes chances de réussite. Et cette réforme, avec ces enseignements "locaux" va, de fait, dévaloriser le diplôme."

Du coup, de nouvelles mobilisations sont à prévoir au niveau local notamment. "Dans l'académie de Caen, des établissements peuvent se mettre dans l'action dès la rentrée, explique le représentant du SNES-FSU. Il y a déjà des collèges qui avaient déposé des préavis de grève à Argences et Honfleur (Calvados) notamment. Et puis il faudra suivre de très près l’application de la réforme du lycée car au-delà de son caractère idéologique, il y a aussi des difficultés de mises en oeuvre. "

La mobilisation sera aussi nationale prévient Mario Bardot "même si le ministre semble avoir changé de ton. Il est moins méprisant envers les personnels et fait preuve de moins d'autoritarisme." Le syndicaliste évoquant la mise en place par le ministre de comités de suivi sur la réforme du lycée générale et sur celle de la voie professionnelle.

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