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Éducation

Rentrée : la formation des profs, pas assez pratique ?

vendredi 31 août 2018 à 10:14 Par Thomas Séchier et France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Ils sont 15 000 à reprendre le chemin de l'école, du collège ou du lycée. Les enseignants franc-comtois font leur pré-rentrée ce vendredi, trois jours avant les élèves. Au fait, comment les profs sont-ils formés ?

Séance de formation au sein d'une Ecole supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE), à Amiens, le 28 août 2013.
Séance de formation au sein d'une Ecole supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE), à Amiens, le 28 août 2013. © Maxppp - Gaël Rivallain

Belfort, France

Pour devenir professeur titulaire, il faut un bac+5. C'est obligatoire depuis la réforme de Nicolas Sarkozy en 2008. Le CAPES, le concours pour devenir enseignant, se passe en quatrième année. Ceux qui le réussissent passent leur cinquième année en alternance : la moitié dans une classe, l'autre au sein d'une ESPE (Ecole supérieure du professorat et de l'éducation).

Les ESPE ont remplacé les IUFM en 2013. Les aspirants enseignants y reçoivent 800 heures de cours dispensées durant les deux années de Master.  Des cours théoriques sur les disciplines des futurs prof, mais aussi sur la pédagogie : comment se comporte-t-on face aux élèves, comment leur apprend-on la laïcité et la citoyenneté.

Des débuts de carrière compliqués

Si la formation est indispensable, elle n'est pas suffisante. "C'est compliqué de préparer un enseignant à la diversité des publics qu'il va rencontrer durant sa carrière", explique Jérôme Philippe, prof d'économie au lycée Courbet de Belfort et nouveau trésorier du syndicat FSU dans le Territoire de Belfort.

Pour les jeunes professeurs qui sont affectés dans une académie lointaine, dans la banlieue d'une grande ville, il peut y avoir une appréhension légitime. Ils risquent de se retrouver face à des élèves et des situations où ils peuvent se sentir démunis. 

Jérôme Philippe préconise un accompagnement plus soutenu pour ces jeunes profs, parachutés en zones difficiles dès le début de leur carrière.

A l'ESPE de Franche-Comté, où sont formés plus de 1 000 candidats à l'enseignement chaque année, la directrice Catherine Caille-Cattin, enseignant-chercheur à l'Université de Besançon, rappelle que la formation conjugue théorie et pratique. "En cinquième année, les élèves passent trois jours par semaine en stage dans des classes, et deux jours à l'ESPE. Bien sûr qu'ils ne savent pas tout au terme de leur formation, mais ils ont acquis une bonne partie des enseignements nécessaires". Il faut aussi préciser que les concours de l'enseignement sont exigeants et sélectifs (autour de 25% de réussite pour les candidats francs-comtois en 2018) et nécessitent de solides connaissances théoriques. 

Prof, un métier qui ne fait plus rêver

Dans un récent rapport, la Cour des Comptes préconise de réformer la formation des enseignants. Pré-sélection dès la troisième année de licence, professionnaliser plus vite la formation, améliorer l'accompagnement des jeunes profs...

Avec 1 500 euros nets par mois en début de carrière, le salaire des enseignants français est nettement inférieur à la moyenne européenne, comme le rappelait Le Parisien. Cette année encore, plusieurs matières (les maths et l'allemand, notamment) souffrent d'une pénurie de candidats. Il faut faire appel à des contractuels, qui n'ont pas le concours.

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education, a confirmé le versement d'une prime annuelle de 1 000 € pour les enseignants des écoles et des collèges situés en REP+ (les zones très difficiles). Cette prime pourra, à terme, atteindre 3 000 €, mais en fonction des résultats.

A REECOUTER | Le plus de l'info, à 7h15 et 8h15 sur France Bleu Belfort-Montbéliard 

Qui sont les enseignants ? - Visactu
Qui sont les enseignants ? © Visactu