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Rentrée scolaire : 80.000 heures supplémentaires débloquées à Paris pour rattraper les décrocheurs

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Par , France Bleu Paris

C’est la rentrée scolaire ce mardi. En Île-de-France, certains enfants remettent les pieds à l’école pour la première fois depuis le confinement, en mars. Alors au-delà de la crise sanitaire, l’autre enjeu c’est bien le niveau des élèves. Notamment des décrocheurs.

Image d'illustration
Image d'illustration © Radio France - Isabelle Gaudin

Les vacances sont belles et bien finies cette fois. La cloche a sonné pour 2,4 millions d’élèves en Île-de-France, de la maternelle au lycée. C’est la rentrée scolaire ce mardi 1er septembre. Une rentrée particulière en pleine épidémie de coronavirus. Le protocole sanitaire est très strict. Le masque est obligatoire pour tous les enseignants, pour les élèves de collège et lycée aussi en classe comme en récré. Mais l’autre enjeu, c’est bien le niveau scolaire des enfants. Après le confinement, le ministère de l’Education nationale estimait avoir "perdu" 4% des élèves en France. Des décrocheurs qu’il faut maintenant rattraper.

Le protocole sanitaire, "prix à payer" pour "faire progresser les élèves"

Pour cela, "tous les enseignants sont au rendez-vous", assure Christophe Kerrero sur France Bleu Paris. Le recteur de l’académie de Paris et d’Île-de-France était l’invité de la rédaction ce mardi matin. De même que les enfants d’ailleurs, assure-t-il. "Chacun est conscient, chacun a vu à quel point l’école était essentiel à la nation. Les élèves sont contents de revenir à l’école, les parents sont heureux aussi de les y renvoyer. Tout est prêt pour les accueillir dans la sérénité."

C’est pourtant bien une rentrée extraordinaire, "par bien des aspects, inédite", reconnait l’ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale. "Porter le masque en permanence, ce n’est pas normal mais c’est le prix à payer pour rentrer dans des conditions de sécurité sanitaire optimale et dans les conditions les plus normale possible. Le but c’est quand même de faire progresser les élèves", rappelle Christophe Kerrero.

On peut difficilement faire plus si on veut accueillir l’ensemble des élèves

Pour l’instant donc, pas question de "faire plus" que le protocole sanitaire imposé par le gouvernement, même si le virus circule plus en région parisienne. Mais il faut "bien respecter les gestes barrières, il faut aussi limiter le brassage des élèves. D’ailleurs il y a eu des efforts absolument considérables des collectivités pour la restauration scolaire. Cela signifie aussi respecter la distanciation quand c’est possible. En revanche, on peut difficilement faire plus si on veut accueillir l’ensemble des élèves."

Pas de débat non plus, donc, sur le port du masque des enfants. Certains médecins le réclament dès six ans, soit en primaire, mais "les scientifiques nous ont dit que le masque devait être obligatoire à partir de 11 ans, c’est-à-dire pour les collégiens et lycéens, c’est donc ce que nous avons appliqué", tranche-t-il encore.

Christophe Kerrero, nouveau recteur de l'académie de Paris et de la région Île-de-France.
Christophe Kerrero, nouveau recteur de l'académie de Paris et de la région Île-de-France. © Radio France - Faustine Mauerhan

Malgré tout ça, que se passera-t-il si un élève est dépisté positif au coronavirus dans un établissement de l’académie ? De nombreux parents se posent encore la question. "Le maître-mot c’est la réactivité", tente de les rassurer le recteur. "C’est d’abord isolé le cas suspect, informer la famille pour qu'elle vienne le récupérer, et signaler aux autorités", détaille Christophe Kerrero. L’agence régionale de santé pourra alors prévenir tous les cas contacts et prendre les mesures d’isolement, de fermeture nécessaires si besoin.

"Tout est mis en œuvre" pour rattraper les décrocheurs

Mais si cette première journée de rentrée sera consacrée à la découverte du protocole, de la classe, de la cantine pour les enfants, les profs et le recteur de la région veulent vite en revenir au fond de leur métier : l’éducation. Bien mise à mal parfois, pendant la crise au printemps, malgré "l’école à la maison". Au début du confinement, l’Education nationale elle-même estimait avoir "perdu" 8% des élèves. Plus que 4% au moment de la réouverture des écoles en juin mais certains élèves, en Île-de-France, n’avaient pas remis les pieds en classe depuis mars avant ce matin. Des décrocheurs qu’il faut absolument rattraper très vite.

Pour cela, Christophe Kerrero veut appliquer la même méthode que sur le plan sanitaire. "On teste et on traite ! Pour chaque niveau il y aura des évaluations, dès les premiers jours. Et ensuite on traite avec 80.000 heures supplémentaires de plus que les dotations attribuées pour qu’il y ait plus de mesures d’accompagnement, les dispositifs ‘devoirs faits’, plus de stages de réussite. Tout est mis en œuvre pour la remédiation."

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