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Rentrée scolaire en Dordogne : "On peut s'attendre dès la fin de la semaine à des fermetures de classes"

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Par , France Bleu Périgord

Après trois semaines de fermeture, les classes des écoles maternelles et élementaires ont rouvert hier. Le retour des enfants s'accompagne d'un protocole sanitaire plus strict, toute la classe sera fermée au premier cas positif, et d'une promesse de faire plus de tests salivaires.

Avec les fermetures de classes prévisibles dans les semaines à venir, de nombreuses familles vont devoir assurer l'école à la maison
Avec les fermetures de classes prévisibles dans les semaines à venir, de nombreuses familles vont devoir assurer l'école à la maison © Radio France - Aurélie Lagain

C'est la promesse du ministère pour tranquilliser les parents d'élèves et les professeurs : faire 400 000 tests salivaires d'ici la fin de la semaine sur les élèves des écoles maternelles et élémentaires. Elles ont rouvert hier, alors que le nombre de nouveaux cas est toujours très haut en France. Cette multiplication promise des tests s'accompagne d'un protocole sanitaire strict étendu à tout le pays : au premier cas positif, la classe entière fermera. Mais ces tests salivaires se font attendre en Périgord. "Ils ont commencé avant l'arrêt de l'école, début avril", détaille Alain Chabrillangeas, co-secrétaire départemental du SNUipp-FSU, le principal syndicat des professeurs des écoles. "Ils ont été déployés sur certaines écoles du département, beaucoup sur Périgueux, un petit peu Bergerac, il y en a eu également sur le nord de la Dordogne. 400 000 tests cette semaine, ça nous paraît difficilement tenable puisqu'on a repris l'école hier et que pour pouvoir réaliser des tests, il faut bien évidemment l'accord des familles et un travail qui est réalisé en amont."

On peut s'attendre dès la semaine prochaine voire dès la fin de la semaine, à des fermetures de classes dans le département, on y est préparé même si nous souhaitons le contraire.

À la veille de la fermeture des écoles, il y a trois semaines, 11 000 classes étaient fermées dans toute la France à cause de cas positifs, un record. Il faut donc s'attendre pour certaines familles à devoir assurer l'école à la maison en cas de fermeture, dans des conditions parfois difficiles. "Cette situation de l'école à distance depuis l'année dernière n'est pas réglée puisque les collègues se débrouillent avec les moyens du bord", explique le représentant syndical, "c'est à dire souvent avec leur matériel personnel, avec leur connexion personnelle, on sait que dans le département ce n'est pas toujours facile. Et puis, en face on a aussi des familles, des élèves avec certaines qui se retrouvent en difficulté du fait d'absence de matériel, et du fait de parents qui doivent s'occuper des enfants. On sait que l'école à distance ce n'est pas l'école. C'est pour ça qu'il est important de pouvoir maintenir autant que faire se peut et dans la mesure du possible, l'école en présentiel avec les élèves. Il y a le facteur pédagogique, mais également le facteur social."

La vaccination des enseignants, demande récurrente des syndicats

Après un an de crise sanitaire, ce professeur des écoles remplaçant, qui officie dans les écoles du pays vernois et à Saint-Léon-sur-l'Isle, voit l'effet délétère de ces changements de rythme sur les enfants : "Depuis l'arrêt de l'école, le 13 mars 2020, ça a été très compliqué. Le premier confinement a duré longtemps. On a récupéré des enfants en fin d'année, ça a été vraiment une reprise extrêmement légère. C'est vrai qu'en septembre et sur le premier trimestre, on a pu remarquer que nombre d'élèves avaient des lacunes. Il a fallu que les collègues déploient toute leur énergie pour pouvoir remettre ces élèves à flot. Ça n'a pas été facile et le temps perdu est difficile à rattraper."

Les professeurs des écoles réclament toujours d'avoir accès à la vaccination sans condition d'âge. Pour le moment, seuls les plus de 55 ans peuvent recevoir une injection, avec des créneaux prioritaires dans les centres de vaccination. Ce qui ne représente selon Alain Chabrillangeas que 12% des professeurs de écoles.

Alain Chabrillangeas, co-secrétaire départemental SNUipp-FSU

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