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Éducation

Rentrée scolaire : focus sur la réforme du baccalauréat en Côte-d'Or

dimanche 2 septembre 2018 à 16:31 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

Alors que la rentrée 2018 se déroule ce lundi dans les écoles, collèges et lycées français, zoom sur la réforme du baccalauréat avec Fabian Clément, porte-parole du SNES-FSU de l'Académie de Dijon. Ce projet va changer considérablement le visage du cycle secondaire.

La réforme du bac promet d'occuper une partie du débat durant cette rentrée scolaire (illustration)
La réforme du bac promet d'occuper une partie du débat durant cette rentrée scolaire (illustration) © Maxppp - Aurelien Morissard

Dijon, France

Fabian Clément, porte-parole du SNES-FSU de l'Académie de Dijon évoque la réforme du bac. D'ici 2021, l'examen sera resserré autour de quatre épreuves, avec un grand oral et la suppression des filières traditionnelles. Premiers effets attendus dès cette année pour les élèves qui font leur entrée en seconde. Le SNES-FSU est le Syndicat majoritaire des enseignants du second degré (collège et lycée) en Côte-d'Or. Fabian Clément, lui, est par ailleurs professeur de Français au collège Roland-Dorgelès de Longvic dans l'agglomération dijonnaise.

Fabian Clément - Radio France
Fabian Clément © Radio France - Thomas Nougaillon

France Bleu Bourgogne : Fabian Clément parlez-nous de cette réforme du bac, votre syndicat se dit inquiet, pourquoi ?

Nous sommes inquiets parce que cette réforme du baccalauréat qui va concerner les élèves qui entrent en seconde cette année se fait dans la plus grande pagaille et le plus grand désordre. A titre d'exemple: il faudra choisir des enseignements de spécialités mais les programmes ne sont pas encore connus. L'année de première est toujours l'année d'épreuves anticipées de Français mais on ne connaît encore rien des modalités de ce que sera la nouvelle épreuve dans deux ans. 

Tout cela nous fait dire que le seul objectif du gouvernement est un objectif budgétaire de réduction des coûts et des dépenses publiques via la diminution du nombre d'heures d'enseignements données aux élèves. En fait, avec cette réforme, on met en péril l'avenir des lycéens. De plus, très bientôt, ce sera le deuxième trimestre de la classe de seconde qui sera déterminant pour leur avenir dans l'enseignement supérieur. Parce que les choix que les élèves seront amenés à faire à ce moment là seront désormais déterminants dans le calcul de l'algorithme Parcoursup qui 2 ans et demi après est censé leur donner une affectation dans l'enseignement supérieur.

Si l'on voulait se faire l'avocat du diable, on pourrait dire que chaque fois qu'une réforme pointe le bout de son nez, les syndicats de l'enseignement montent au créneau, bref, on ne peut jamais réformer... 

Fabian Clément  - Radio France
Fabian Clément © Radio France - Thomas Nougaillon

Pour réformer encore faudrait-il respecter les bonnes méthodes, ce gouvernement a le plus grand mépris des organisations syndicales. Des organisations syndicales qui ont des représentants du personnel, démocratiquement élus, et systématiquement les pouvoirs publics veulent nous éviter. Alors que nous portons la voix de la majorité de nos collègues. Ce gouvernement fait sien le dogme de la réduction de la dépense publique. Or, il réduit surtout les recettes fiscales en faisant des cadeaux aux plus riches qui n'en ont pas besoin. Et il veut ensuite tailler dans les dépenses qui sont des dépenses vitales de fonctionnement pour le fonctionnement et le bien-être de notre pays. 

Pour en revenir à la réforme du bac, voilà qui va peut-être trouver grâce à vos yeux : le gouvernement annonce que des efforts vont être faits concernant l'orientation. Avec 54 heures qui vont être débloquées pour les élèves de seconde après les vacances de la Toussaint. C'est plutôt une bonne chose ça, non ?

Effectivement, cela semblerait être une bonne chose à priori, mais qui va mener à bien ces missions? C'est là d'ailleurs qu'il y a clairement une hypocrisie du gouvernement et du ministère, car les fonctionnaires que l'on appelaient auparavant "conseillers d'orientation" font désormais partis d'un nouveau corps baptisé "psychologues de l'Éducation Nationale". Et pendant ce temps-là on veut la mise à mort et la fermeture de tous les CIO (les Centres d'information et d'orientation, ndlr).