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Dossier : Coronavirus Covid-19

Rentrée scolaire : l'inquiétude des enseignants drômois et ardéchois face au protocole sanitaire

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Les enseignants oscillent entre inquiétude et colère pour cette rentrée scolaire qui se fera avec masque. Même s'ils reconnaissent la nécessite de le porter, il peut représenter, selon eux, une barrière dans l'apprentissage.

Les enseignants, masqués, sont inquiets d'avoir plus de mal à se faire comprendre des élèves. (Image d'illustration)
Les enseignants, masqués, sont inquiets d'avoir plus de mal à se faire comprendre des élèves. (Image d'illustration) © Radio France - Nicolas Blanzat

Ils sont plus de 11.000 dans la Drôme et en Ardèche à faire leur rentrée. Mais les enseignants ne se sentent pas tous tout à fait prêts à reprendre le chemin de l'école. Jean-Louis Mollard, professeur de lettres classiques dans le secondaire et responsable FSU dans la Drôme, sait d'avance que les classes seront remplies d'au moins 35 élèves et qu'il faudra être vigilant au port du masque. Pour cet enseignant, le protocole sanitaire est trop léger. Ce sur-effectif des classes pose aussi la question d'un éventuel retard dans le programme scolaire. Certains élèves ne sont pas allés au lycée depuis avril. Jean-Louis Mollard estime que l'Education nationale aurait dû recruter des professeurs pour permettre de dédoubler des classes et ainsi favoriser la remise à niveau des élèves.

La barrière du masque

Si tout le monde s'accorde à dire que le masque est indispensable pour la sécurité de tous, il peut aussi être une barrière dans l'apprentissage. Valérie Benmimoune, professeure d'anglais au collège Axel Mézenc au Pouzin (Ardèche) essaye toujours d'être très expressive quand elle parle anglais à ses élèves. Elle grimace parfois. Cette enseignante appréhende désormais de faire cours avec un masque : "c'est une barrière à la communication".

Ce que de nombreux professeurs redoutent également, c'est un retour à l'enseignement à distance qui compliquerait encore plus la relation entre l'élève et le professeur. Véronique Carpentier, représentante SNUIPP, s'apprête à intégrer le collège des Perrières à Annonay. Selon elle, à travers l'écran d'ordinateur, on décèle beaucoup plus difficilement si l'élève est en difficulté. 

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