Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Rentrée scolaire : Marianne Corrèze, du SNES en Limousin, craint que "rien ne change" à la rentrée de lundi

-
Par , France Bleu Limousin

Avec ce nouveau confinement, la rentrée scolaire sera forcément particulière lundi, avec un protocole sanitaire annoncé comme "renforcé". Mais Marianne Corrèze, co-secrétaire Académique du SNES ne voit pas comment il sera applicable. Elle était l'invitée de France Bleu Limousin ce vendredi matin.

Une salle de classe (image d'illustration)
Une salle de classe (image d'illustration) © Radio France - Nathalie Col

Avec ce nouveau confinement, la rentrée scolaire sera forcément particulière lundi, avec un protocole sanitaire annoncé comme "renforcé". Dans le secondaire, il est question d'une limitation du brassage des élèves avec des arrivées et départs étalés dans le temps, des "déplacements limités au maximum" et des récréations "par groupes". 

Est-ce faisable ? "Non, cela nous semble extrêmement difficile" a expliqué ce vendredi matin Marianne Corrèze, enseignante et co-secrétaire académique du Snes, le Syndicat des enseignants du second degré. "On ne voit pas comment une limitation du brassage est possible" dit-elle, pas plus que "la distanciation physique, d'autant que tout ce qui est avancé est toujours assorti d'un -si c'est possible-, ce qui est loin d'être rassurant"

Bref, "_on ne voit pas comment ces mesures peuvent être mises en œuvre_, et nous craignons que les conditions dans lesquelles nous allons reprendre nous conduisent, s'il y a une aggravation de la circulation du virus, à un retour à des difficultés pouvant conduire à un passage à l'école à distance, ce que nous ne voulons pas, car cela est facteur d'inégalité pour les élèves, et c'est loin d'être satisfaisant", dit Marianne Corrèze.

Il y a un décalage entre ce que le ministre avance en terme de protocole renforcé, et la réalité dans les établissements

Le Snes-FSU avait plaidé la mise en place de "demi-groupes" pour limiter les contacts entre élèves, "car forcément cela permettrait une distanciation physique" dit la responsable du Snes, "mais cela implique une organisation particulière, là on est à trois jours de la rentrée, et cela implique aussi du recrutement en personnels et en enseignants". Qui n'est pas prévu.

Enfin, Marianne Corrèze estime que cela vaut aussi pour le nettoyage et de la désinfection des locaux, "qui là aussi, aurait impliqué la nécessité de présence de personnels supplémentaires pour effectuer cela, et on n'a pas ça (...). Donc nous avons _beaucoup d'inquiétude sur les conditions sanitaires et aussi de la colère_, parce qu'il y a un décalage entre ce que le ministre avance en terme de protocole renforcé, et la réalité dans les établissements qui va être que rien ne va changer" a-t-elle conclu.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess