Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Rentrée des profs : le gouvernement joue l'apaisement, les enseignants attendent de voir

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les profs font leur pré-rentrée ce vendredi, et le rendez-vous s'annonce tendu pour le ministre de l'Éducation nationale, qui s'est efforcé de rassurer les syndicats enseignants ces derniers jours. Plusieurs d’entre eux avaient annoncé le dépôt de préavis de grève pour septembre.

Des syndicats ont annoncé en juillet le dépôt de préavis de grève pour septembre (illustration)
Des syndicats ont annoncé en juillet le dépôt de préavis de grève pour septembre (illustration) © Maxppp - LP/ Jean Nicholas Guillo

Après une fin d'année tendue marquée notamment par la grève d'une partie des correcteurs du bac, cette année scolaire va-t-elle débuter par un nouveau mouvement social ? Plusieurs syndicats opposés, notamment, à la réforme du bac, avaient annoncé en juillet le dépôt de préavis de grève sur l'ensemble du mois de septembre. Devançant d'éventuelles actions, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a reçu les organisations syndicales cette semaine, alors que les enseignants font leur pré-rentrée ce vendredi

Des "comités de suivi" pour évaluer la réforme du bac

Sur la réforme du lycée précisément, Jean-Michel Blanquer a ouvert la porte à des aménagements. La réforme, qui s'applique dès cette rentrée à la première génération d’élèves entrant en première, supprime les séries (L, ES et S) qui sont remplacées par des enseignements de spécialité et réduit le nombre d'épreuves finales au bac au profit du contrôle continu.

Pour tranquilliser les syndicats qui craignent l'instauration d'un examen "local" et non plus national, le ministre a annoncé la création de "comités de suivi" pour tenir compte des difficultés éventuelles et décider d'aménagements.

L'apaisement, maître mot du gouvernement

Au-delà de la réforme du bac, Jean-Michel Blanquer a multiplié les gestes d’apaisement lors de sa traditionnelle conférence de rentrée, mardi 27 août. Après les réformes, l'heure est à la "juste reconnaissance du travail des personnels". 

Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de renforcer le bien-être des professeurs en détaillant les mesures du plan sur les violences à l'école : à la rentrée un accompagnement personnalisé des profs victimes de violences sera mis en place. Les élèves hautement perturbateurs et "poly-exclus" de différents établissements pourront être affectés en classes relais, sans avoir besoin de l'accord de la famille.  

Accusé à maintes reprises par les syndicats de rester sourd à leurs revendications, il a également souligné "la nécessité de travailler en profondeur avec les partenaires sociaux" alors que la réforme des retraites pourrait pénaliser les enseignants. Jean-Michel Blanquer a notamment annoncé une hausse des salaires des professeurs de 300 euros en moyenne en 2020. Une augmentation en trompe l’œil dénonce les syndicats, qui rappellent que cette revalorisation salariale avait été négociée sous le quinquennat de François Hollande. Le gouvernement promet également que la prime allouée aux professeurs qui travaillent en REP+, les réseaux d'éducation prioritaires renforcés, va passer de 1.000 à 2.000 euros par an.

Les syndicats du primaire attendent de voir

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a en outre réaffirmé la priorité donnée à l'école primaire alors que la réduction des effectifs dans les classes de CP et CE1 des quartiers défavorisés s'achève. Quelque 300.000 élèves sont concernés et ils devraient être 450.000 d'ici la fin du quinquennat, le président Emmanuel Macron ayant annoncé au printemps qu'elle serait étendue progressivement aux classes de grande section en éducation prioritaire.  

"C'est une bonne nouvelle mais on va demander au ministre comment il compte faire, car il ne va pas falloir gonfler les effectifs des autres classes", a réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, le premier syndicat des enseignants du primaire, auprès de l'AFP. 

870.900 enseignants et 12,4 millions d’élèves font leur rentrée ce lundi 2 septembre.

Choix de la station

France Bleu