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Réouverture des écoles : "Que de temps perdu ! " (SNUIPP dans la Loire)

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les enfants pourront bien retourner à l'école à partir de lundi, en maternelle et en primaire, en appliquant une nouvelle fois un protocole strict. Qu'en pensent les syndicats enseignants ? Réaction du SNUIPP dans la Loire

Les tests, notamment dans les écoles primaires, vont se multiplier.
Les tests, notamment dans les écoles primaires, vont se multiplier. © Maxppp - Jérémie FULLERINGER

Les enfants retrouveront bien le chemin de l'école maternelle ou primaire lundi 26 avril. Jean Castex, le Premier ministre, l'a confirmé ce jeudi lors d'une conférence de presse. Ce retour des cours en présentiel se fera suivant un protocole strict. Jérémy Rousset, co-secrétaire départemental du SNUIPP 42, reproche au gouvernement "d'ignorer le discours syndical".

INTERVIEW Jérémy Rousset du SNUIPP dans la Loire

France Bleu Saint-Étienne Loire : Votre réaction à ce calendrier et à l'engagement tenu de rouvrir dès ce lundi ?

Jérémy Rousset : Depuis le début, les enseignants le clament, la priorité pour nous c'est d'accueillir les enfants dans les écoles. C'est essentiel. Ce que dit pourtant le SNUIPP, depuis le début de la crise, c'est que ce pari-là ne peut être tenu qu'avec une politique très offensive, d'un point de vue sanitaire. Malheureusement, comme à chaque fois, le ministre de l'Éducation nationale a un train de retard et ignore superbement toutes les alertes de la profession et du SNUIPP, puisque à chaque fois, c'est deux mois après les premières alertes de la profession et de notre syndicat, que monsieur Blanquer admet enfin qu'il y avait des mesures à prendre. 

On se dit malgré tout que le gouvernement passe la vitesse supérieure. Vous dites que ce n'est pas suffisant ?

Ce que je dis, c'est que de temps perdu ! Que de temps perdu. On clame, on demande ces aménagements là depuis plusieurs mois. Rappelez-vous le chaos dans lequel ont été plongé certaines écoles, certaines classes durant le mois de mars, mais aussi pendant la fin de l'année 2020, avec des classes fermées en nombre et des remplacements qui n'étaient pas assurés. Ce que je reproche, ce que nous reprochons au gouvernement, c'est à chaque fois d'ignorer superbement le discours syndical. Parce que les corps intermédiaires, de leurs points de vue, ne servent à rien, ne sont pas des interlocuteurs qui sont qui sont fiables. Et comme par hasard, deux mois plus tard, ils se saisissent des propositions que nous développons depuis tant de temps pour les appliquer. 

Que de temps perdu, puisque si on avait écouté les préconisations du SNUIPP, ces tests salivaires démultipliés, on les aurait pris quand on en avait besoin, c'est-à-dire dès le mois de février ou mars, lorsque l'on était au plus fort de l'épidémie dans la Loire. Donc, évidemment, on se réjouit qu'enfin, on soit entendu. Malheureusement, il manque encore quelques éléments pour que la situation soit soit tenable. Et surtout, il serait vraiment temps que ce gouvernement entende les corps intermédiaires, en particulier les syndicats, qui ne sont pas là par goût de la controverse, pour polémiquer systématiquement, mais simplement pour donner la température et le pouls de ce que l'on ressent dans les écoles, et qui est malheureusement superbement ignoré par notre ministre. 

Que pourrait-on donc faire de plus ?

Il y a quelque chose qui est incompréhensible : le fait qu'il y a dans notre département plusieurs dizaines, presque une centaine d'étudiants, qui ont manqué le concours de professeurs des écoles d'un cheveu. Ils sont sur ce qu'on appelle la liste complémentaire. Ces jeunes n'attendent qu'un coup de fil de l'inspecteur d'académie ou du recteur pour venir prêter main forte dans les classes. Il y a quelques années, on appelait ces jeunes dès qu'on en avait besoin. Et là, par souci d'austérité budgétaire, on ne les appelle pas parce qu'on ne doit pas dépenser un centime de plus. Et c'est terrible. C'est terrible parce que je fais le pari qu'à la rentrée, il y aura de nouveau des classes qui ne seront pas remplacées. Ce sont d'ailleurs de nouveau des enfants et des parents qui devront rester à la maison et on a des solutions toutes trouvées qui sont encore une fois superbement ignorées pour des motifs qui sont idéologiques.  

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