Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Confinement - Coronavirus : l'école à la maison

Reprise de l'école : le ministre Blanquer ne convainc toujours pas

-
Par , France Bleu Nord

15 élèves par classes, avec des rentrées échelonnées par niveaux pendant presque trois semaines. Voilà comment le ministre de l’Education nationale envisage la rentrée. Mais lors de son intervention devant les députés, ce mardi, Jean-Michel Blanquer est resté flou, beaucoup trop pour certains.

C'est encore le flou sur les conditions de reprise progressive de l'école, à partir du 11 mai.
C'est encore le flou sur les conditions de reprise progressive de l'école, à partir du 11 mai. © Radio France - Emmanuel Bouin

Face à ces quelques annonces de Jean-Michel Blanquer, parents d’élèves et personnels de l’Education nationale se disent surpris, notamment parce que la concertation avec eux est en cours, pour envisager une reprise des cours à partir du 11 mai. Les annonces sont donc jugées prématurées et peu compréhensibles.

15 élèves, impossible avec les plus petits

15 élèves par classe, c’est encore trop, notamment pour les jeunes enfants, observe avec perplexité Jean-Yves Guéant, de la fédération des parents d’élèves du Nord, qui préférerait dix enfants, au maximum.

"Pour le 11 mai, le ministre parle des grandes sections de maternelle, des CP et des CM2, or ce sont les enfants à qui faire respecter les gestes barrières est très compliqué", observe dubitatif Jean-Yves Guéant. 

Pour les grandes sections, s'il n'y a pas plus de personnel, comment voulez-vous faire respecter les distances et leur faire laver les mains très régulièrement ?

Refuser le retour à l'école

C’est notamment du fait de ces doutes sur la sécurité sanitaire des élèves que les deux-tiers des mille parents interrogés par la Fédération FCPE du Nord refusent de remettre leurs enfants à l’école. 

En fait, le ministre Blanquer a ouvert la porte aux parents qui préféreraient rester dans la situation actuelle de la classe à la maison. Le gouvernement semble d'ailleurs miser sur cette défiance pour éviter d'avoir à gérer trop d'élèves. 

Garder l'école à la maison, quand ça marche

Inutile de casser tout ce qui a été imaginé depuis le début du confinement, pour Florence Delannoy, du Syndicat des personnels des directeurs d'établissements. "On nous dit, depuis maintenant un mois, que les cours à distance, cela fonctionne, pour 90% des élèves, explique cette proviseure. Qu'on cherche des solutions pour les 10% pour lesquels cela ne fonctionne pas, très bien ! Mais pourquoi passer tout d'un coup d'un système à un autre ? Ne peut-on pas envisager d'autres solutions plus progressives ?"

Un accueil sur le modèle de celui des enfants des personnels soignants permet d'avoir de très petits nombres d'élèves et de respecter les consignes sanitaires.

Quelles règles sanitaires ?

Car la question du protocole sanitaire à respecter pour la rentrée n'est toujours pas détaillé par le Ministre, or c'est la priorité pour tous. Des tests sont-ils prévus pour les enfants et les enseignants ? Des masques sont-ils prévus pour tous ? Parents et personnels restent dans l'incertitude.

Des questions subsistent pour savoir qui assurera les cours des élèves restés chez eux, si les enseignants sont mobilisés en classe et qui prendra le relais des enseignants restés chez eux pour raison de fragilité médicale ou de garde d'enfants qui n'auraient pas classe.
 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess