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Éducation

Retour de la semaine à quatre jours en Creuse : les conducteurs de bus sont moins payés

lundi 4 septembre 2017 à 18:50 Par Justine Dincher, France Bleu Creuse et France Bleu

Dans le département, deux tiers des écoles maternelles et primaires ont décidé de revenir à la semaine de quatre jours. Les sociétés chargées du transport scolaire ont du adapter leurs plannings et faire moins travailler certains conducteurs.

Un bus de transport scolaire (photo d'illustration).
Un bus de transport scolaire (photo d'illustration). © Maxppp - Simon Daval

Guéret, France

Les sociétés de transport doivent, elles aussi, s'adapter aux rythmes scolaires. 102 des 153 écoles de la Creuse ont décidé de revenir à la semaine de quatre jours à la rentrée 2017, ce qui n'est pas sans conséquence pour les entreprises qui gèrent les transports scolaires. Les six autocaristes qui se partagent le marché dans le département, ont du supprimer certains ramassages les mercredis. Les conducteurs de bus ont ainsi vu leur temps de travail hebdomadaire baisser et leur salaire diminuer.

DÉCOUVRIR : la liste des écoles creusoises qui repassent à la semaine de quatre jours.

36 jours de travail en moins

"Il y a certains "circuits primaires" qui ne fonctionnent plus le mercredi, ni le matin, ni le midi, explique Sonia Madupuy, cela a un impact sur le nombre d'heures de travail proposé à nos conducteurs de bus". La directrice d'exploitation de la société Europ voyage, principal transporteur en Creuse avec environ 150 lignes à sa charge, indique que ce changement correspond à au moins trois heures de travail en moins chaque semaine, "il y a forcément un impact financier au bout".

"Auparavant, les conducteurs étaient payés sur 176 jours. Maintenant, ils vont être rémunérés sur 140 jours, analyse Claudia Roudier, il faut se mettre à leur place, ils sont forcément inquiets et ils ne comprennent pas." La co-gérante de Thuret voyages, autre transporteur du département, raconte que ce changement représente une double-peine, pour les salariés et pour l'entreprise.

Une rentabilité en baisse pour les transporteurs ?

"Nos marchés de 2015 et 2016 ont été calculés sur cinq jours", raconte Claudia Roudier. La co-gérante détaille : les gros postes de dépense comme l'achat des véhicules, les assurances, les frais généraux, les différents contrôles comme le test anti-démarrage ou le contrôle technique, ont été envisagés pour être amortis sur un certain nombre de jours. "Notre profession ne fait pas beaucoup parler d'elle, ajoute Claudia Roudier, mais elle est en difficulté à la rentrée, il y a des problèmes à régler. On pense autant au sort des conducteurs qu'au sort de l'entreprise, puisqu'on travaille ensemble."

Le "cas particulier" de la Creuse

7.500 élèves creusois prennent le bus pour aller à l'école. Il y a chaque jour 370 circuits à effectuer et 4.800 points d'arrêt à marquer chaque jour. Pour Claudia Roudier, le département est "un cas particulier" : "on ne pourra pas remplacer ces heures du mercredi par des heures de périscolaire, parce qu'on est en Creuse. Ce n'est pas du tout comme à Bordeaux ou à Poitiers, où les enfants vont pouvoir être emmenés à la piscine ou à la médiathèque le mercredi matin. Il va falloir qu'on s'arme et qu'on aille demander des compensations, au cas par cas, à Bordeaux." Depuis le 1er septembre, c'est maintenant la région qui est chargée des transports scolaires, à la place du département.