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Retour des étudiants à l'université de Caen : "aux environs du 20 janvier" selon le président, Lamri Adoui

Lamri Adoui, le nouveau président de l'université de Caen, était l'invité de France Bleu Normandie Matin ce mardi 5 janvier. Il a indiqué que les étudiants en première année seront de nouveau accueillis sur les campus à partir du 20 janvier 2021, si l'épidémie de Covid-19 le permet.

Le président de l'université de Caen, Lamri Adoui
Le président de l'université de Caen, Lamri Adoui © Radio France - Jean-Baptiste Marie

Depuis les vacances de la Toussaint, les bâtiments de l'université de Caen-Normandie n'accueillent plus d'étudiants en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. Tous suivent leur cursus universitaire en distanciel, loin des bancs des facultés. Quand retrouveront-ils les campus ? "Nous espérons le plus tôt possible" a indiqué Lamri Adoui, le nouveau président de l'université de Caen élu fin novembre 2020. Il était l'invité de France Bleu Normandie Matin ce mardi 5 janvier. Il fixe au 20 janvier le retour des premiers étudiants sur les sites calvadosiens, manchois et ornais, et annonce le recrutement de plusieurs centaines d'emplois étudiants pour renforcer l'accompagnement pédagogique.

Quand les étudiants de l'université de Caen vont-ils retrouver les amphithéâtres ?

"Nous sommes toujours pour l’instant sur le calendrier qui avait été édicté par le président de la République. Nous espérons pouvoir accueillir des étudiants aux alentours du 20 janvier, notamment de première année qui sont traditionnellement les plus décrocheurs. Nous avons eu une réunion ce lundi matin avec les présidents des universités et le ministère de l'Enseignement supérieur pour faire le point sur la situation sanitaire et sur les possibilités qui nous étaient données d’accueillir dans le futur, j'espère proche, les étudiants sur les campus. Mais vous avez entendu comme moi que la situation sanitaire est ce qu'elle est notamment chez nos voisins britanniques où c'est difficile. Donc nous sommes évidemment attentifs à l'évolution sanitaire, mais nous sommes toujours pour l'instant sur un plan A : le retour de nos étudiants."

Vous travaillez comment à ce retour des étudiants ?

"Je réunis ce mardi matin l'ensemble des directeurs des composantes, des UFR (unité de formation et de recherche) de manière à la fois à fixer un cap, tous ensemble, et puis en même temps leur laisser un peu de souplesse et d'agilité. Car dans un grand établissement pluridisciplinaire comme le notre, chaque composante à ses spécificités de locaux, de cohortes, de part de travaux pratiques par exemple. Et nous devons écouter ces spécificités."

Des étudiants sont seuls, démotivés, confrontés à des problèmes de connexion à internet... Cela vous inquiète ?

"Oui. Evidemment. Nous avons une responsabilité. Nous avons deux priorités : respecter la santé des personnels, des enseignants, des étudiants. Et la deuxième, j'allais dire la 1 bis, c'est le fait de continuer à assurer notre mission de service publique de la façon la moins dégradé possible. Et nous entendons évidemment l'appel, parfois au-secours, d'un certain nombres d'étudiants qui peuvent sombrer dans une précarité financière ou psychologique et qui ont besoin d'un retour sur les campus et plus d'accompagnement."

Vous serez au rendez-vous ?

"Nous allons recruter très très prochainement plusieurs centaines d'emplois étudiants supplémentaires pour faire de l'accompagnement pédagogique. Des tuteurs vont encadrer des petits groupes, au maximum d'une dizaine de personnes. Nous allons aussi renforcer le volet de suivi psychologique." 

Peut-on dire que l'année universitaire 2020/2021 est perdue ?

"Non. Le confinement qui s'est imposé à nous depuis le mois de novembre fait que l'on a pu assurer, depuis la rentrée, plus de la moitié du premier semestre en présentiel. Ensuite, je voudrai saluer le travail des universitaires, des collègues, des enseignants et des personnels qui ont vraiment fait le maximum de leur côté pour accompagner les étudiants. Et nous avons l'espoir de les retrouver sur les campus."

Habituellement 25% des étudiants en première année abandonne. Le taux sera plus fort ?

"On a d'habitude du décrochage en première année. L'un des indicateurs qu'il faudra suivre c'est celui des décrocheurs dans les années supérieures d'enseignement. En Licence 1, il faut relativiser c'est parfois une réorientation et ce n'est donc pas forcément un échec. Mais c'est dans les années supérieures qu'il faudra être attentif à une éventuelle démotivation."

Vous voulez aussi relancer les tests Covid à l'université...

"Il n'y aura pas d'obligation de dépistage ou de corrélation du retour des étudiants sur les campus à la production d'un test négatif par exemple. En revanche, oui, nous allons discuter cette semaine avec l'agence régionale de santé et la préfecture. L'idée c'est de pouvoir réactiver les tests, cette fois antigénique, pour avoir des résultats extrêmement rapides pour les étudiants. De manière à éventuellement casser des chaines de contamination qui commencerait à se créer."

Interview Lamri Adoui, président université de Caen-Normandie

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