Éducation

Rezé : casse-tête chinois pour des collégiens

Par Boris Hallier, France Bleu Loire Océan vendredi 29 janvier 2016 à 5:14

Collège Salvador-Allende à Rezé
Collège Salvador-Allende à Rezé © Radio France - Marion Fersing

A Rezé, des collégiens qui apprennent le chinois au collège Salvador Allende ont appris que les cours de chinois seraient supprimés l'année prochaine au lycée Jean Perrin. Ils se retrouvent donc dans une situation compliquée pour continuer leur scolarité.

C'est le principal du collège Salvador Allende qui leur a appris la nouvelle : à la rentrée prochaine, les cours de chinois seront supprimés au lycée Jean-Perrin, le lycée de secteur de ces élèves rezéens. Le problème, c'est qu'ils comptaient bien apprendre le chinois jusqu'au bac.

Au collège Salvador Allende, 35 élèves en tout apprennent la langue de l'empire du milieu à la place des langues "traditionnelles" : l'espagnol ou l'allemand. Cela fait quatre ans que cet enseignement est en place. La continuité avec le lycée Jean Perrin était jusque-là assurée. Mais faute de moyens, ce ne sera plus le cas.

S'ils veulent continuer leur apprentissage jusqu'au bac, il leur faudra aller au lycée Jules Verne, dans le centre-ville de Nantes. Une solution qui n'est pas forcément bien accueillie puisque cela pose des problèmes de transport mais aussi de niveau. En effet, les élèves du lycée Jules Verne commencent l'apprentissage du chinois en 4ème et non en 6ème comme c'est le cas à Rezé. Autre solution, aller dans le privé ou prendre des cours par correspondance.

"C'est un vrai coup dur pour nos enfants" - Christelle, maman d'élève

"L'option chinois, un plus pour la mixité sociale" 

"Le collège Salvador Allende réuni des élèves venus de tous les milieux sociaux. L'existence de différentes options comme le chinois attirent des élèves qui ne seraient pas forcément venus dans cet établissement", explique Christelle, maman d'élève. "Si ces enseignements disparaissent, j'ai peur que les élèves changent d'établissement pour aller dans le privé. C'est le collège qui va en pâtir...."
Contacté, le rectorat n'a pas donné suite à nos demandes de renseignements. 

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