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"Rien n'a changé" : la colère des parents et enseignants un an après le suicide d'une directrice à Pantin

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

En hommage à Christine Renon, des centaines de personnes ont marché samedi 26 septembre entre Aubervilliers et Pantin. Ils dénoncent l'inaction du gouvernement, un an après le suicide de cette directrice de l'école maternelle Méhul.

Environ 400 personnes se sont rassemblées samedi 26 septembre à Pantin.
Environ 400 personnes se sont rassemblées samedi 26 septembre à Pantin. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Un an après sa mort, la voix de Christine Renon porte encore à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Le combat de cette directrice de l'école maternelle Méhul, qui s'est suicidée le 23 septembre 2019, continue grâce à des centaines de parents d'élèves et d'enseignants. Ils étaient environ 400 samedi lors de la marche organisée en son hommage à Pantin.

Adil, 8 ans, s'époumone : "Ni oubli, ni pardon, pour Christine Renon". Christine Renon a été sa directrice, quand il était en maternelle : "Elle était super ! Elle passait dans les classes dire bonjour, mais on voyait qu'elle était très chargée, elle avait une tonne de dossiers, elle courait tout le temps, c'était inhumain !"

Christine Renon avait 58 ans.
Christine Renon avait 58 ans. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Elle s'est suicidée pour rien

A ses côtés, sa mère Fadime soupire : depuis sa mort, rien n'a changé, "elle s'est suicidée pour rien". Sophie et Adith, elles aussi parents d'élèves, abondent : "Il y a toujours autant de profs et d'instits qui manquent dans les écoles, de postes vacants non remplacés." "On demande les mêmes moyens qu'ailleurs en Seine-Saint-Denis !"

ECOUTEZ - Le reportage France Bleu Paris

Malaise chez les enseignants

Les participants de cette "Marche contre l'oubli, pour la jeunesse et l'éducation" se souviennent tous de la lettre de trois pages écrite par Christine Renon avant sa mort, et adressée à des directeurs d'école et à l'inspecteur. Elle y dénonçait sa "solitude", le "stress" et l'accumulation des tâches administratives.

Les participants à la marche se sont réunis devant l'école Méhul de Pantin.
Les participants à la marche se sont réunis devant l'école Méhul de Pantin. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

L'Education nationale en France est catastrophique. Il faut des moyens

Ses revendications n'ont pas été entendues, estime Muriel, enseignante en maternelle à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. Elle se dit en colère : "On n'en est plus à enseigner, mais à jongler avec des difficultés multiples. J'ai commencé il y a trente ans : quand on faisait une réunion d'une heure, on avait un remplaçant. Maintenant, si on est absent une semaine, on n'est pas replacé. On nous dit, démerdez-vous ! L'Education nationale en France est catastrophique. Il faut des moyens."  

ECOUTEZ - Muriel, enseignante en maternelle à Vitry-sur-Seine

Dans le cortège, beaucoup de professeurs sont venus défendre l'école dans son ensemble. Renaud, par exemple, travaille dans un lycée en Seine et Marne : "Son suicide a mis des mots sur la souffrance que vivent énormément de personnels de l'Education nationale. J'ai des collègues jeunes qui n'en sont qu'à leur deuxième, troisième ou quatrième année d'enseignement et qui ont déjà l'air en burn-out."

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