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Éducation

Rythmes scolaires : alors que Lille va repasser aux 4 jours, un groupe scolaire résiste

mardi 17 avril 2018 à 17:00 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

A Lille, dans le quartier de Moulins, un groupe scolaire fait de la résistance, face au nouveau changement de rythmes scolaires. Ce mardi matin, au moment de l'ouverture des écoles Philippe de Comines et Victor Duruy, une cinquantaine de parents et d'enfants se sont rassemblés.

Rassemblement ce mardi matin devant le groupe scolaire Victor Duruy/Philippe de Comines
Rassemblement ce mardi matin devant le groupe scolaire Victor Duruy/Philippe de Comines © Radio France - Cécile Bidault

Lille, France

Comme l'ont déjà fait la plupart des villes de France, Lille va repasser à la semaine de quatre jours dans les écoles primaires à la rentrée prochaine. Finie, la classe le samedi, les parents ont voté, et se sont massivement prononcé en faveur de l'abandon des quatre jours et demi.

Ecoles pionnières, écoles mobilisées

Mais dans le quartier populaire de Moulins, un groupe scolaire classé en REP +, l'éducation ultra prioritaire, résiste : l'école maternelle Philippe-de-Comines, et l'école élémentaire Victor-Duruy, sont pionnières en matière de rythmes scolaires. Depuis 1997, plus de 20 ans, donc, elles ont mis en place un dispositif d'Aménagement des rythmes de vie des enfants et des jeunes (ARVEJ), qui a évolué dans le temps mais dont le principe reste le même : concentrer les apprentissages le matin, pendant quatre heures, proposer des après-midi plus courtes, et deux fois par semaine, les réserver aux activités.

L'Education nationale leur demande d'abandonner ce système, pour se conformer à ce qui a été décidé sur l'ensemble de la ville. Mais les parents résistent : ce mardi matin, au moment de l'entrée des enfants en classe, ils se sont rassemblés devant l'établissement. Et ils manifesteront ce jeudi, à 14h.

L'ADN de notre groupe scolaire

Les parents n'en démordent pas : l'ARVEJ, c'est "l'ADN" de ces deux écoles. Mélanie Legrand, l'une des représentantes des parents d'élèves, estime que ce système "a fait ses preuves, et permet aux enfants d'assimiler bien mieux les apprentissages".

Mélanie Legrand, l'une des représentantes des parents d'élèves

Mixité sociale

Sophie, maman de Jade, en CE2, souligne, elle, que sa fille "a plaisir à venir à l'école. Comme elle peut avoir des petites difficultés scolaires, elle est valorisée dans d'autres domaines. Pour nous, c'est important, car à la base on est venus dans cette école pour ça". Guillaume, un papa, confirme que la spécificité de ces deux écoles apporte de la mixité sociale : "des parents et des enfants de différents horizons viennent dans le quartier, si on perd l'ARVEJ, on perd cet enrichissement mutuel".

Rencontre avec les parents et les élèves du groupe scolaire

Après avoir reçu une lettre du directeur académique des services de l'éducation nationale du Nord, expliquant qu'il lui était impossible d'accorder une dérogation au groupe scolaire dans une ville qui va entièrement repasser aux quatre jours, les parents d'élèves en appellent désormais au ministre de l'éducation nationale. "Nous espérons que le ministère ne remettra pas en question un système qui est plébiscité par tous", conclut Mélanie Legrand.

L'inspection académique n'a pas donné suite à nos sollicitations. La ville de Lille, de son côté, soutient la démarche des parents d'élèves Dans un courrier adressé aux établissements scolaires, Martine Aubry assure avoir demandé au directeur académique "une dérogation pour la prochaine rentrée".