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Éducation

Rythmes scolaires : la majorité des communes des Landes restent à quatre jours et demi

jeudi 30 août 2018 à 19:26 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

85% des communes françaises repasseront à la semaine de quatre jours lundi prochain, selon le ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer. Dans les Landes, on est loin de ce pourcentage. Seulement un quart des communes repassent à quatre jours. Pourquoi ?

Au total 69 communes des Landes sont repassées à la semaine de quatre jours
Au total 69 communes des Landes sont repassées à la semaine de quatre jours © Radio France - Valérie Mosnier

Landes, France

Le département des Landes à l'inverse de la tendance nationale sur la question des rythmes scolaires. Alors que 85% des communes françaises repasseront à la semaine de quatre jours lundi prochain, selon le ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, dans les Landes, on est loin de ce pourcentage avec seulement un 26.5% des communes. Décryptage.

Pour comprendre, il faut remonter à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, en 2013. Il y a cinq ans, contrairement à d'autres départements, le passage de quatre jours à quatre jours et demi d'école est très bien accepté dans les Landes. A l'époque, c'est une volonté du président du département Henri Emmanuelli, suivi par une grande majorité d'élus, tous bords politiques confondus. 

Une commune sur quatre repasse à quatre jours

Les Landes s'engagent alors résolument dans la réforme Peillon. On est persuadé des bienfaits de l'étalement des jours de classe sur une semaine. Une nouvelle organisation est alors trouvée, mais ça a pris du temps. Tout détricoter, tout abandonner aujourd'hui, beaucoup d'élus n'y sont pas résolus. C'est pour ça que cette année, seulement 65 communes landaises reviennent à quatre jours. Elles sont 69 au total, si on compte les quatre déjà revenues à l'ancien rythme à la rentrée 2017, soit 26.5% sur 260 communes qui ont une école dans les Landes.

L'épineuse question des postes dédiés aux activités périscolaires

Les collectivités ont embauché pour assurer les TAP (Temps d'Activités Périscolaires). Dans les Landes, plus de 300 personnes sont devenues fonctionnaires territoriaux et le temps de travail d'autres agents, notamment ceux qui aident les enseignants, a été augmenté. Sans parler de l'argent investit pour la formation. Si les communes décident de repasser à quatre jours, il faudra donc réduire le nombre d'heures de ces agents ou ne pas renouveler les contrats. A Saint-Paul-lès-Dax, par exemple, 10 CDD n'ont pas été reconduits, mais les personnes accompagnées dans la recherche d'un nouveau travail. Le conseil municipal Saint-Paulois s'est plié au choix majoritaire des conseils d'écoles (composé d'enseignants, de parents et de représentants d'élus) et a laissé trancher l'Inspection Académique. A Grenade-sur-Adour, le maire, lui, était favorable à un retour à quatre jours. Là aussi, il y a eu concertation. Autre avantage selon Pierre Dufourcq, le maire et président de la communauté de communes, celà permet d'aider notamment les clubs sportifs, désertés le mercredi matin, et surtout faire des économies, les activités périscolaires coûtaient 200.000 euros à la communauté de communes du Pays Grenadois. Un coût financier important, malgré l'aide de l'Etat.