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Éducation

Rythmes scolaires : Plus de la moitié des communes de Moselle passent à la semaine de 4 jours

dimanche 3 septembre 2017 à 19:41 Par Rachel Noël, France Bleu Lorraine Nord

56% des communes de Moselle ont décidé de revenir à la semaine de 4 jours. C'est plus qu'au niveau national où 30% des communes reviennent au 4 jours. D’autres communes de Moselle, pourraient elle aussi changer de rythme à la rentrée 2018.

Rythmes scolaires : plus de la moitié des communes de Moselle ont choisi de passer à la semaine de 4 jours
Rythmes scolaires : plus de la moitié des communes de Moselle ont choisi de passer à la semaine de 4 jours © Maxppp - Pierre Heckler/PHOTOPQR/LEREPUBLICAINLORRAIN

Moselle, France

287 communes de Moselle ont décidé d'un retour à la semaine de 4 jours. La plupart sont de petites communes qui ont pu s'organiser en quelques jours, car le décret est paru le 27 juin. Dés l'annonce du retour possible, certaines avaient fait leur choix, comme la commune de Diebling s'était positionné pour un retour à la semaine de 4 jours.

Certaines grandes villes, qui n'attendaient que ça, comme Montigny les Metz, Woippy, Hayange et St Avold repassent aussi à 4 jours.

"Les enfants sont crevés"

Les premiers défenseurs de ce retour à la semaine de 4 jours sont les enseignants. Selon le sondage réalisé par le SNUIPP principal syndicat d'enseignement du primaire, 80 % des enseignants interrogés n'étaient pas satisfaits du système précédent. Il y avait des problèmes de fatigue, de tension et de manque d’attention. Dans les secteurs les plus difficiles, il y avait aussi beaucoup d’absentéisme.

Les parents qui ont été sondés par certaines communes étaient eux aussi majoritairement pour ce retour à la semaine de 4 jours. A Marly, près de Metz, 80% des parents interrogés étaient pour ce retour en arrière. Catherine St Marc, l'adjointe en charge des affaires scolaires de Marly : "Pour la plupart des parents, ce qui revient, notamment en maternelle, c’est que les enfants sont plus fatigués. Beaucoup trouvent aussi que l’organisation familiale a été perturbé parce qu’il fallait récupérer les enfants plus tôt"

Catherine St Marc adjointe en charge des affaires scolaires à Marly

Un coût difficile à supporter

L’autre argument des communes, c’est que le système de périscolaire ne sera plus financé. Si le coût est difficile à assumer pour les petites communes, il est très important pour les communes les plus grandes. A Marly, cela représente près de 100.00 euros que la ville devra financer. La commune, comme celle de Moulins-les-Metz ou encore de Thionville, devraient donc repasser à 4 jours mais à la rentrée 2018. Les délais trop courts, avec un décret paru 10 jours avant les vacances scolaires, ne leur a pas permis de tout réorganiser.

Les irréductibles

A Metz, en revanche, rien ne change. Ici on est convaincu par l'ancien système. La commune vient d’ailleurs d’embaucher 15 chargés d’animation pour renforcer le périscolaire ouvert aux 9.800 élèves qui fréquentent les écoles de la ville.

Danielle Bori, l'adjointe en charge des affaires scolaires

"On suit les préconisations des chronos biologistes qui continuent d’affirmer que pour les apprentissages, les matinées, c’est mieux que les après-midi, et qu’il est mieux d’en avoir 5 que 4. Ce qui doit primer c’est quand même l’intérêt des enfants, hors aujourd’hui, on parle surtout des conditions de vie ou de travail des adultes, et pas des enfants"

Danielle Bori, adjointe en charge des affaires scolaires à Metz