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Dossier : Coronavirus Covid-19

S'orienter pendant le Covid : "cette année la fac ça m'a refroidi" dit un lycéen d'Yssingeaux en Haute-Loire

À dix jours de la fin de la première phase de Parcoursup, la plateforme d'orientation dans le supérieur, les lycéens doivent réfléchir à dix vœux maximum de formation. Pour ceux que nous avons rencontrés, au lycée Saint-Gabriel d'Yssingeaux, en Haute-Loire, le Covid pèse beaucoup dans les choix.

Le lycée Saint-Gabriel d'Yssingeaux.
Le lycée Saint-Gabriel d'Yssingeaux. © Radio France - Céline Autin

Comment fait-on pour s'orienter alors que les salons et autres forums de formation ont tous fermé cette année avec la crise sanitaire ? L'université fait-elle moins rêver au bénéfice des formations qui continuent à assurer des cours en présentiel, comme les BTS ou les classes prépas ? Les lycéens que nous avons rencontrés, à Yssingeaux en Haute-Loire, ont pris en compte ces questions pour tenter de se préparer une première année universitaire la plus sereine possible.

S'informer sur les formations, le parcours du combattant en période Covid

Cette année les responsables pédagogiques en lycée se sont arrachés les cheveux pour aider les jeunes à s'orienter. Covid oblige, les traditionnels forums d'orientation et autres salons de l'étudiant n'ont pas eu lieu "en vrai". A la place, des visioconférences qui ont déçu les jeunes, estime Helène Rodier, professeure d'anglais et directrice adjointe du lycée Saint-Gabriel à Yssingeaux : "Il y avait très peu de monde, par exemple la fac de médecine n'était pas présente sur Infosup version virtuelle ! Ça n'a rien à voir avec aller à Infosup Clermont ou au salon de l'étudiant de Saint-Etienne, absolument rien."

Même son de cloche chez les lycéens, comme Mathis, avec la crainte de passer à côté de filières intéressantes faute de salons : "On n'a peut-être pas eu l'opportunité de découvrir d'autres formations. On s'est sans doute concentré sur celles que l'on connaissait déjà, sans aller chercher celles qui nous aurait plu dans un forum par exemple."

Le lycée a tout de même organisé une journée banalisée d'orientation : un forum virtuel avec des anciens élèves qui ont raconté à distance leurs parcours. "Très utile" commentent la plupart des lycéens, même si là encore affleure le regret de la "vie d'avant" : "ça n'était pas aussi bien que quand les gens viennent pour de vrai et peuvent échanger de manière décontractée" explique Hélène Rodier.

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Gérer mes choix

Un report sur les demandes de BTS et de classes prépas

L'autre conséquence du Covid sur l'orientation, cette année, est visible très directement sur les choix de formation formulés par les jeunes. Ils ont jusqu'au 11 mars sur la plateforme Parcoursup pour cela, mais les premières tendances sont claires : la fac ne fait plus rêver. "Cette année, il y a beaucoup de demandes pour les prépas, décrit Hélène Rodier. Alors que d'habitude, chez nous, les prépas c'est peu d'élèves ! Il y aussi beaucoup de demandes pour les BTS et les DUT."

"Les Terminales de l'année dernière sont tous en train de se ré-orienter."

Si les facultés sont aussi demandées, Helène Rodier sent les élèves "inquiets à l'idée d'être à distance. Ils n'ont pas tellement envoie d'y aller dans ces conditions." Noémie, qui a demandé des prépa BCPST, est d'accord : "C'est rassurant de se dire qu'on sera dans une classe, face à un prof, et encadré."

"Encadré" : le mot revient souvent dans la bouche de ces lycéens, effrayés par l'autonomie que demandent les cours en distanciel dès la première année d'université. D'ailleurs, l'exemple des Terminale de l'année dernière n'est pas fait pour les rassurer : "Ils lâchent tous parce qu'ils sont déprimés, constate Hélène Rodier, dépitée. J'ai vu des anciennes élèves récemment qui n'en peuvent plus du distanciel. C'est inquiétant pour les lycéens."

Des inquiétudes très concrètes sur le coût de la vie étudiante

Enfin, comme si tout ça ne suffisait pas pour rendre l'orientation et la préparation de la vie étudiante stressante, les lycéens doivent se poser des questions très concrètes sur leurs conditions de vie une fois hors du domicile familial. Equipement informatique pour suivre les cours à distance, loyer d'appartement : sans job étudiant, comment trouver les ressources pour payer tout ça ? Certains lycéens travaillent déjà mais redoutent un avenir bouché.

Force est de constater qu'à 17 ou 18 ans, ces jeunes n'osent pas rêver trop fort pour l'instant. Comme le souligne Lilou : "souvent, on entend dire que les années de fac, c'est les meilleures années. Je crois qu'on a tous fait une croix dessus, on ne s'attend à pas grand chose."

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