Éducation

Saint-Étienne : l'heure de la rentrée a sonné pour les étudiants de l'université Jean-Monnet

Par Marie Rouarch, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 11 septembre 2017 à 20:19

Premiers cours de l'année ce lundi 11 septembre sur le campus Tréfilerie de l'université Jean Monnet, à Saint-Étienne
Premiers cours de l'année ce lundi 11 septembre sur le campus Tréfilerie de l'université Jean Monnet, à Saint-Étienne © Radio France - Marie Rouarch

Une semaine après les écoliers, collégiens, lycéens, les étudiants reprennent eux aussi le chemin des amphithéâtres et des salles de cours. La rentrée officielle, c'était ce lundi à l'université Jean-Monnet de Saint-Étienne.

Les allées et couloirs désertés du campus Tréfilerie à Saint-Étienne ont retrouvé de la vie depuis quelques jours. Pré-rentrée la semaine passée et reprise des cours ce lundi 11 septembre pour plusieurs filières de l'université Jean-Monnet, notamment en droit, lettres ou langues étrangères. Les campus stéphanois accueillent un peu plus de 18 000 étudiants, un chiffre en légère hausse cette année.

Une première journée particulièrement stressante pour les jeunes bacheliers qui font leurs premiers pas à la fac : "ça fait bizarre, c'est immense, on est perdus", témoigne Nesrine, qui intègre une licence d'espagnol. "On stresse un peu : on n'est pas aussi encadré qu'au lycée... c'est nouveau quoi !" "Ça fait un peu peur", ajoute Salomé. "Peur de se perdre, de ne pas trouver sa salle, ou même l'emploi du temps, c'est un peu compliqué".

Il y a toujours des gens pour aider, on est tous dans la même galère !" - Salomé, étudiante en L1 de Lettres et Arts

Ce lundi, ils ont tous assisté à leur tout premier cours à l'université : grammaire anglaise, littérature comparée ou catalan selon les filières. Le bonus ? Une université de "proximité" pour Manon qui vient Roanne, Béline de la Vallée du Gier ou Alexia de Saint-Étienne même. Manon aurait tout de même aimé aller faire sa licence de langues étrangères à Lyon, mais "côté financier, ce n'est vraiment pas la même chose entre Sainté et Lyon, alors on fait avec !"

Salomé, elle, rêvait d'une classe passerelle MANAA (Mise à niveau en arts appliqués). Une filière très sélective. Trop pour la jeune Roannaise : elle n'a finalement obtenu "que" son dernier choix, la fac à Saint-Étienne. Mais elle fait contre mauvaise fortune bon cœur : "Un peu déçue sur le coup parce que ce n'était pas mon premier vœu mais au final je me dis 'on ne sait pas, ça peut être cool'. Et puis je me dis que ça va tout de même être une bonne année, c'est aussi l'occasion de faire de nouvelles rencontres."

Une université à taille humaine

L'autre atout de l'université de Saint-Étienne pour ces tout jeunes étudiants, c'est sa taille. En dehors des filières très demandées, droit ou médecine, par exemple, les effectifs sont très raisonnables. De quelques dizaines à 200 en deuxième année de licence des Sciences de l'éducation, notamment. Et c'est une vraie chance pour Émilie. Elle a commencé son cursus en première année de médecine l'an dernier, avec 1.200 autres étudiants. Avant de basculer au deuxième semestre en Sciences de l'éducation, une filière aux effectifs plus restreints : "Les profs ont plus le temps de se poser sur chaque cas, et de nous aider. Si on leur envoie des mails, qu'on n'a pas compris quelque chose, ils sont toujours là pour répondre à nos questions".

Reste maintenant, pour tous, à tenir les bonnes résolutions de la rentrée : assister aux cours, à tous les cours, même quand ils ne sont pas obligatoires !