Éducation

A Saint-Florentin, le collège fait appel à la mairie pour remettre les élèves turbulents dans le droit chemin

Par Adeline Tavet, France Bleu Auxerre et France Bleu mardi 12 janvier 2016 à 12:14

Des collègiens (image d'illustration)
Des collègiens (image d'illustration) © Maxppp

Le collège Marcel-Aymé à Saint-Florentin (Yonne) met en place des travaux d'intérêt général en guise de sanctions. Un accord doit être signé à la fin de ce mois de janvier avec la mairie pour effectuer des missions, à la cantine, au service de la voirie et avec la police municipale.

Les mesures de responsabilisation : une initiative du collège

A Saint-Florentin, certains collégiens turbulents seront désormais sanctionnés en faisant des travaux d'intérêt général dans différents services de la ville. A partir du mois de février, le collège appliquera donc la sanction "mesures de responsabilisation", prévue dans le code de l'éducation depuis 2011. Autrement dit, les élèves indisciplinés pourront se retrouver à faire la vaisselle à la cantine, accompagner les policiers municipaux sur le terrain, ou encore travailler avec les services de voirie pour nettoyer un mur tagué par exemple. Ces missions ont pour objectifs de mettre l'élève face à ses responsabilités.

"En plus des missions, il y a une vraie pédagogie, où on leur montre et on leur prouve que l'acte qu'ils ont commis peut vraiment nuir aux autres, et à eux-mêmes." Hervé Duthé, le responsable de la police municipale de Saint Florentin, qui a choisit les missions

Le principal du collège, Bruno Gervier, est à l'origine de l'application de ces mesures de responsabilisation. Il souhaite avoir une nouvelle démarche envers ses élèves à partir de ce constat : "à partir d'un moment où un élève a été en retenue ou exclue plusieurs fois, et qu'il recommence, c'est bien que ça ne marche pas, alors il faut trouver autre chose". Seul le principal ou le conseil de discipline pourra prononcer une telle sanction, dans des cas de violences, physique ou verbale, ainsi que de dégradations. Ces missions seront attribuées aux élèves au cas par cas. Elles devraient concerner une dizaine d'élèves par an.

Yves Delot, le maire de Saint Florentin a dit oui tout de suite

Lorsque le principal a présenté le projet de partenariat à Yves Delot, le maire de Saint-Florentin a dit oui tout de suite. En revanche, la déléguée des parents d'élèves est plus modéré. Christine Paquot craint que ces mesures soient efficaces pour les plus jeunes, mais ne servent à rien pour les collégiens plus âgés qui ont déjà basculé dans la délinquance.