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Éducation

Scolarisation des enfants handicapés : ce que prévoit le plan du gouvernement

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Par , France Bleu

Le ministre de l'Éducation nationale et la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées ont présenté ce mardi leur plan pour améliorer la scolarisation des élèves handicapés. Il prévoit notamment la création d'une cellule dédiée aux familles et la reconnaissance du métier d'accompagnant.

Le gouvernement s'engage à mieux accompagner les familles d'élèves handicapés à la rentrée prochaine (illustration)
Le gouvernement s'engage à mieux accompagner les familles d'élèves handicapés à la rentrée prochaine (illustration) © Maxppp - Luc Nobout

Plus de 340.000 enfants handicapés sont actuellement scolarisés en milieu ordinaire. Pour mieux accompagner les familles d'élèves handicapés et lutter contre la précarité des accompagnants dès la rentrée 2019, le ministre de l'Éducation nationale et la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées ont présenté un plan ce mardi. Il prévoit notamment la création d'une "cellule de réponse aux familles". Le gouvernement s'engage en outre à proposer des modules de formation continue aux enseignants déjà en poste. Une plateforme en ligne pour les aider à adapter leur pédagogie à différents types de handicaps doit aussi être créée. 

Simplifier les démarches pour les familles

Pour faciliter le traitement des dossiers et faire en sorte que les délais n'excèdent pas 24 heures, l'État veut créer "une cellule de réponse aux familles". Ouverte de juin à octobre, dans chaque département, elle aura pour mission de répondre aux questions des familles. Le plan prévoit aussi "l'organisation d'un entretien d'accueil avec la famille, l'enseignant et l'accompagnant dans le mois qui suit la rentrée scolaire".

Lutter contre la précarité des accompagnants

Le gouvernement s'engage également à lutter contre la précarité des AESH, les accompagnants d'élèves handicapés, payés en moyenne entre 600 et 700 euros nets par mois pour 24h de travail par semaine. "L'objectif est d'arriver à 30% de temps plein à la rentrée", souligne le ministère de l'Éducation nationale qui veut réduire le nombre de contrats aidés au profit des recrutements en CDD de trois ans, renouvelable une fois, avec un CDI à la clé au bout de six ans. 

L'Assemblée a aussi voté en février la création, en 2019, de pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL) dans toutes les académies. Ces nouvelles structures, créées au niveau d'un collège ou de quelques écoles et regroupant les AESH, doivent permettre de répondre au mieux aux besoins pédagogiques de chaque élève assure le gouvernement. Mais selon Sophia Catella, du Snuipp-FSU (Syndicat National Unitaire des instituteurs), la mesure risque à l'inverse de "renforcer une gestion mathématiques des besoins". "Il y aura peut-être un adulte à côté de chaque élève mais l'accompagnement ne sera pas forcément à la hauteur de ses difficultés", a-t-elle ajouté auprès de l'AFP craignant beaucoup d'"affichage".

Davantage de formation continue pour les enseignants

Le gouvernement promet enfin de mieux former les enseignants au handicap, grâce à une hausse de la formation continue. Toutefois, aucun changement n’est prévu dans leur formation initiale déplore Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU.

"Il faut une formation pour les enseignants et parallèlement, il faut une formation qualifiante aussi pour les accompagnants parce qu'on ne pourra faire équipe que si on est reconnu chacun dans nos professionnalités", a-t-elle expliqué sur franceinfo ce mardi. Un avis partagé par Bénédicte Kail, conseillère nationale éducation familles à l'APF-France handicap. "Le grand absent de ce plan, c'est la formation initiale des enseignants. Il y a des choses qui ont été dites sur la formation continue, sur la mise en place d'équipes mobiles ressources, sur le travail avec le médicosocial. Tout cela est positif. La seule chose qui n'a pas du tout été évoquée, qui manque selon nous, c'est la formation initiale des enseignants" a-t-elle regretté sur franceinfo.