Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Scolariser son enfant handicapé : le témoignage d'une maman dijonnaise

mercredi 5 septembre 2018 à 16:17 Par Lisa Guyenne, France Bleu Bourgogne

Vous angoissez pour vos enfants à la rentrée des classes ? Pour certains, cette période de l'année est plus difficile encore. Chez les parents d'enfants handicapés, le chemin de l'école signifie redoubler d'efforts pour intégrer au mieux leurs bambins.

Emilie et son fils Gabin, 12 ans
Emilie et son fils Gabin, 12 ans © Radio France - Lisa Guyenne

Dijon, France

"Ca se prépare dès le mois de mai." Pour Emilie, scolariser son fils ressemble souvent à un parcours du combattant. Gabin, 12 ans, est scolarisé pour la sixième année de suite en petite section de maternelle. Il est atteint de microdélétion, une maladie orpheline qui ne touche que six enfants en France. 

Chaque année, la réinscription est synonyme d'un certain nombre de contraintes et d'ajustements que les parents d'enfants "ordinaires" ne soupçonneraient pas toujours. Nous avons soumis à cette maman Dijonnaise trois idées reçues sur la scolarisation des handicapés. 

Les enfants handicapés ne peuvent pas être scolarisés dans des classes "classiques", vrai ou faux ?

"C'est en partie vrai. Nous, nous avons réussi. Mais il faut déployer beaucoup d'énergie pour y arriver : nous avons dû rencontrer les institutrices - d'ailleurs, la première école que nous avions sollicité a refusé, et nous avons dû en choisir une autre. Il faut aussi se mettre d'accord avec la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) et avoir une AVS (auxiliaire de vie scolaire) à chaque rentrée."

Les écoles ne sont pas bien aménagées pour les enfants handicapés. Vrai ou faux ?

"C'est vrai. Beaucoup d'écoles ne sont pas assez accessibles : il y a des classes à l'étage, sans ascenseur... Et donc les enfants ne peuvent pas y accéder. Ce n'est pas notre cas, mais j'en ai beaucoup entendu parler via d'autres parents."

Les professeurs manquent de formation pour accueillir au mieux les élèves handicapés. Vrai ou faux ? 

"C'est complètement vrai ! Cela développe d'ailleurs chez eux une peur, ça leur demande beaucoup d'énergie d'accueillir notre enfant et de s'adapter à son handicap. Nous avons toujours eu des institutrices pleines de bonne volonté, nous leur faisons entièrement confiance, _mais elles nous disent qu'elles ont des difficultés._"

"Pour y remédier, nous avons fait venir des professionnels, par exemple un ergothérapeuthe (spécialiste du développement moteur et psychique des personnes handicapées) qui a expliqué aux institutrices le handicap de Gabin, et leur a proposé des techniques pour le stimuler et qu'il accepte de travailler."

En savoir + 

  • Vous pouvez suivre le quotidien d'Emilie et de Gabin sur Facebook avec l'association "Gabin à pas de géant".
  • Un salon "Enfance et handicap" est organisé les 14 et 15 septembre au centre Pierre-Jacques de Fontaine-lès-Dijon. Au programme, des conférences (ergo et kinésithérapeutes, neuropsychologues, zoothérapie, inspection d'académie) et des associations présentes tout au long de ces deux jours.