Éducation

Sécurité à l'école : une préoccupation pour les familles dans la Loire

Par Tifany Antkowiak et France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 24 août 2016 à 18:15

Les accès aux écoles sont déjà très réglementés
Les accès aux écoles sont déjà très réglementés © Radio France - Tifany Antkowiak

Le gouvernement a annoncé ce mercredi 24 août plusieurs mesures pour renforcer la sécurité dans les écoles face à la menace terroriste. 3000 gendarmes réservistes seront notamment mobilisés pour la rentrée, le 1er septembre.

Plus de 3000 gendarmes réservistes seront mobilisés jeudi 1er septembre pour la rentrée des classes. Et des patrouilles mobiles seront organisées toute l'année autour des établissements scolaires. C'est l'une des mesures annoncées ce mercredi par le gouvernement pour renforcer la sécurité dans les écoles, collèges et lycées face au risque terroriste. Un exercice annuel de simulation attentat est également prévu dans chaque établissement (en plus des deux exercices déjà organisés chaque année). Car "il faut se préparer, en espérant que cela n'arrivera jamais, et donc savoir anticiper, sécuriser l'établissement et savoir comment réagir" en cas d'attentat, explique Eric Bellot, proviseur du lycée Albert-Camus à Firminy et secrétaire départemental dans la Loire du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale). Anticiper, c'est aussi l'objectif de la sensibilisation aux gestes de premier secours, qui sera dispensée aux élèves de troisième.

Eric Bellot juge important ce troisième exercice de sécurité dans les établissements scolaires

Une partie de ces mesures avait déjà été annoncée dans une circulaire datée du 29 juillet. Ces annonces viennent compléter les dispositions déjà mises en place depuis les attentats du 13 novembre 2015.

Les familles s'inquiètent de la sécurité dans les écoles : reportage à Saint-Priest-en-Jarez

"Ne pas faire des écoles des sanctuaires"

Les familles sont habituées par exemple dans certaines communes à voir la police municipale aux abords des écoles le matin, lors de la sortie à midi et de celle de l'après-midi. Des agents déployés avant tout pour une mission de prévention routière, mais dont le rôle a évolué après la vague d'attentats en France. C'est le cas par exemple à Saint-Priest-en-Jarez(Loire) où trois policiers municipaux aident à assurer la protection des 540 élèves scolarisés dans les écoles de la commune. Le maire, Jean-Michel Pauze, songe à recourir à un quatrième agent, en pourvoyant un poste qui n'a pas été remplacé suite à un départ.

La municipalité est aussi en train d'installer un dispositif de télésurveillance, pas directement aux abords des écoles, mais "sur des points un peu stratégiques, de rassemblement", précise le maire de Saint-Priest-en-Jarez. Jean-Michel Pauze met toutefois en garde contre un risque d'hyper-sécurisation des établissements scolaires: "On ne peut pas faire de ces lieux des sanctuaires, il faut que ce soit des lieux ouverts sur l'extérieur".

Jean-Michel Pauze met en garde contre le risque d'hyper sécurisation des écoles

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