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Semaine à 4 jours: le retour en arrière français

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Par , France Bleu

Emmanuel Macron avait promis de laisser davantage de liberté aux communes sur les rythmes scolaires. Elles vont pouvoir revenir à la semaine de 4 jours dès la rentrée ; Nice l'a déjà annoncé. Mais pour nos partenaires de l'OCDE, c'est un retour en arrière qui va une nouvelle fois isoler la France.

Le retour à la semaine de 4 jours dans certaines communes risque d'accentuer encore les inégalités
Le retour à la semaine de 4 jours dans certaines communes risque d'accentuer encore les inégalités © Maxppp - Pierre Heckler

La semaine de 4 jours à l'école était déjà une exception française. Depuis que le samedi matin avait été supprimé en 2008, sous la droite, elle était régulièrement pointée du doigt par l'OCDE pour expliquer, en partie, le mauvais classement de nos élèves. Trop d'heures de cours, concentrées sur quatre journées, ajoutées à des vacances d'été particulièrement longues, avaient fait de notre système le plus dense et le plus fatigant d'Europe. Partout ailleurs la scolarité s'étale depuis longtemps sur 5, voire 6 jours dans certains Länder allemands, où les élèves doivent néanmoins pouvoir profiter de deux samedi libres par mois.

La réforme des rythmes scolaires avait été accueillie très favorablement

Le rétablissement d'une demi-journée devait permettre aux élèves d'avoir un rythme plus régulier, avec un étalement de l'apprentissage sur la semaine et à terme de meilleurs résultats, grâce à une durée de classe quotidienne allégée (en sachant qu'en Finlande ou au Danemark, un cours ne fait que 45 minutes et est systématiquement suivi d'une pause d'un quart d'heure en début de primaire). Les détracteurs de la semaine de 4 jours et demi affirment au contraire que les enfants sont plus fatigués sans la "pause" du mercredi, moins disponibles pour apprendre, que les objectifs ne sont pas atteints notamment pour les activités périscolaires, inégalement appliquées et qui grignoteraient même en partie sur le scolaire.

Malheureusement il n'existe encore aucune évaluation fiable d'envergure

Les appréciations sur la fatigue reposent beaucoup sur du ressenti. Il n'existe pas d'étude scientifique. Par ailleurs nous n'avons pas encore suffisamment de recul. Or les bénéfices pédagogiques ne peuvent se mesurer que sur le temps long. Y compris ceux du périscolaire, qui semblent effectivement avoir un impact positif sur les résultats, à condition d'y mettre les moyens et d'en faire profiter tous les enfants. Car -et c'est souligné en rouge dans chaque étude de l'OCDE-, la France est la plus mauvaise élève en termes de réduction des inégalités. Ces nouveaux changements et possibilités de dérogation n'arrangeront rien.

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