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Éducation

Semaine de 4 jours à l'école :  qu'y a-t-il dans le "plan mercredi" du gouvernement ?

mercredi 20 juin 2018 à 17:13 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Alors que de plus en plus de villes adoptent la semaine de quatre jours d'école, le ministre de l'Education a dévoilé ce 20 juin un "Plan mercredi" présenté comme un "dispositif d'appui de l'Etat aux communes" pour proposer aux enfants un éventail d'activités périscolaires.

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a présenté, mercredi 20 juin, son Plan Mercredi pour améliorer les activités proposées aux enfants le mercredi.
Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a présenté, mercredi 20 juin, son Plan Mercredi pour améliorer les activités proposées aux enfants le mercredi. © Maxppp - Jean Pierre Amet

Abandonnée par près d'un tiers des écoles primaires à la rentrée 2017, la semaine de quatre jours et demi instaurée sous le quinquennat précédent ne concernera plus qu'une minorité des écoles publiques à la prochaine rentrée selon l'Association des maires de France. 

Alors que de plus en plus de villes adoptent la semaine de quatre jours d'école, laissant le mercredi libre, le ministre de l'Education ambitionne "de proposer une offre périéducative riche et de qualité" pour éviter aux enfants d'être désœuvrés. "Trop souvent les enfants restent le mercredi chez eux" a résumé mercredi Jean-Michel Blanquer, en déplacement à Courcouronnes (Essonne), avec les ministres de la Culture Françoise Nyssen et des Sports Laura Flessel.  

Qui est concerné ?

Le "Plan mercredi" peut être adopté par les communes qui le souhaitent, qu'elles aient choisi, ou pas, de revenir à la semaine d'école de quatre jours. Pour intégrer ce plan, labellisé, elles devront, avec l'appui de l'Etat, respecter une charte de qualité qui requiert la nécessité de "veiller à la complémentarité éducative des temps périscolaires du mercredi avec les temps familiaux et scolaires", "assurer l'inclusion de tous les enfants", en particulier ceux en situation de handicap, "inscrire les activités périscolaires sur le territoire" et "proposer des activités riches et variées".

Les enfants pouvant en bénéficier sont ceux scolarisés de la maternelle au CM2, à partir de la rentrée prochaine. Les mercredis concernés sont ceux de l'année scolaire, hors vacances. Actuellement, 800 000 enfants bénéficient d'activités proposées par des centres de loisirs, soit moins d'un enfant sur dix.

Quelles seront les activités proposées?

Le plan "fédère tous les acteurs": associations et établissements culturels (bibliothèques, musées, conservatoires etc.), associations sportives, fédérations d'éducation populaire, sites naturels (parcs, fermes pédagogiques etc.). Chorale, escalade ou balades nature : les activités proposées peuvent être culturelles, artistiques, manuelles, environnementales, numériques, civiques et sportives.

Ce sera aux communes ou à l'établissement public de coopération intercommunal de se charger de "la mise en place et la bonne coordination" du "Plan mercredi" en s'appuyant sur le site internet planmercredi.education.gouv.fr.

Combien ça coûte?

L'Etat va augmenter ses subventions versées aux communes et aux centres de loisirs associatifs pour proposer plus d'activités aux enfants le mercredi. Ainsi, les Caisses d'allocations familiales (CAF) verseront 1 euro par heure et par enfant aux communes qui organisent plus d'activité ou des activités de meilleure qualité, contre 54 centimes actuellement.

Quant aux collectivités qui décideront de maintenir une organisation scolaire comprenant cinq matinées, elles conserveront le bénéfice du fonds de soutien existant, y compris la majoration si elles y ont droit.