Éducation

"SOS rentrée" : la solution pour les élèves sans établissement en région parisienne

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris Région et France Bleu vendredi 26 août 2016 à 4:00 Mis à jour le vendredi 26 août 2016 à 9:10

Le bureau du dispositif "SOS rentrée" à la mairie de Saint-Denis (93)
Le bureau du dispositif "SOS rentrée" à la mairie de Saint-Denis (93) © Radio France - Rémi Brancato

Comme chaque année, des villes de banlieue parisienne et le département du Val-de-Marne mettent en place le dispositif "SOS rentrée" : un accompagnement pour les élèves sans établissement à quelques jours de la reprise. Reportage à Saint-Denis ou près de 100 cas sont traités chaque année.

"Je suis un peu inquiète" lâche Kelly, 13 ans, qui doit entrer en 4e, "dans le collège, ils ont dit qu'ils n'avaient pas de place" ajoute la jeune fille, qui vient de déménager, d'Evreux à Saint-Denis, avec sa maman, Blandine, dans le courant de l'été. Blandine se dit un peu "rassurée". Elle vient de s'entretenir avec Johan Ambroise, coordonnateur à la ville de Saint-Denis du programme SOS rentrée, dont la permanence est ouverte depuis lundi 22 août et jusqu'au 21 octobre. "Ce n'est pas le cas le plus compliqué" estime-t-il.

Au début de l'été, la jeune fille et sa maman ont tenté de s'inscrire dans un collège, où il n'y avait plus de place. Elles se sont alors rendues dans un second établissement qui a demandé un transfert du dossier, resté bloqué dans le premier. Depuis, pas de nouvelles, mais il suffit que Blandine "réussisse à se rendre dans le [premier] collège, qu'il ouvre, pour qu'elle ait des réponses quant à la transmission de son dossier" rassure Johan Ambroise, qui va suivre cette situation.

Rémi Brancato a rencontré Kelly, 13 ans, qui doit entrer en 4e et venue demander de l'aide à la mairie de Saint-Denis.

Environ 100 cas traités chaque année à Saint-Denis

Des cas comme celui-ci, "SOS rentrée" en a traité 72 en 2015, 110 en 2014. Parmi les demandes, 30% concernaient des élèves étrangers, nouveaux arrivants sur le territoire et qu'il faut orienter d'abord vers des tests de français, avant d'envisager la reprise d'une scolarité en France. "On est sur un territoire particulier avec une population scolaire qui augmente beaucoup" explique Timothé Robin, chef de service à la direction de la vie scolaire de la ville de Saint-Denis.

"Souvent les familles ne savent pas vers qui se tourner et les institutions sont fermées pendant l'été" ajoute-t-il, "c'est la raison pour laquelle on est ouvert une semaine avant l'éducation nationale". L'inspection académique répond qu'elle travaille depuis le 16 août sur ces derniers dossiers en attente d'affectation. Depuis ce jeudi, un service d'accueil est ouvert pour les élèves et leurs familles à la Direction des services départementaux de l'éducation nationale de la Seine-Saint-Denis, à Bobigny.

Pour les élèves de plus de 16 ans, pour qui la scolarité n'est plus obligatoire, les cas sont parfois plus difficiles, admet-il. "L'éducation nationale a des structures aussi pour travailler avec les plus de 16 ans, comme la mission locale de lutte contre le décrochage scolaire" vers laquelle il faut orienter les demandeurs, explique Timothé Robin, avec un objectif "ne pas laisser les jeunes sans rien", et toujours leur proposer une formation, une alternance ou les orienter vers la mission locale pour éventuellement trouver un premier emploi.

"C'est très inquiétant de ne pas avoir d'affectation scolaire le jour de la rentrée" Timothé Robin, de la direction de la vie scolaire à la ville de Saint-Denis.

Ces dispositifs existent aussi dans d'autres communes de région parisienne. "SOS rentrée" est notamment mis en place chaque année par le département du Val-de-Marne, dans différentes villes. Villetaneuse, Stains, Nanterre, Carrières-sous-Poissy ou encore Louvre mettent en place des dispositifs similaires.

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