Éducation

Studylink : le prêt participatif pour les étudiants insolvables

Par Valentine Joubin, France Bleu Isère et France Bleu mardi 16 août 2016 à 5:10

Hélène Béby, une des étudiantes inscrites sur studylink.fr et Jérémy Ruet, créateur du site.
Hélène Béby, une des étudiantes inscrites sur studylink.fr et Jérémy Ruet, créateur du site. © Radio France - Valentine Joubin

A quelques semaines de la rentrée, certains étudiants ne savent toujours pas comment financer leur scolarité. Sur Studylink.fr, un site créé par un Grenoblois, ils peuvent emprunter à des particuliers, avec ou sans intérêts.

Des prêts avec ou sans intérêts

Le compte à rebours est lancé pour les étudiants grenoblois. En ce mois d'août, certains n'ont pas encore trouvé de quoi financer leurs études. Il y a l'option prêt à la banque... mais les banques n'acceptent pas tout le monde. D'où l'idée de studylink.fr, une plateforme de financement participatif lancée mi-juillet par un ancien étudiant grenoblois. Des particuliers prêtent, avec ou sans intérêt, à l'étudiant de leur choix.

Les prêteurs choisissent un profil

A la différence des banques, qui accordent un prêt en fonction de la solvabilité de l'étudiant (et de ses parents), les prêteurs de Studylink valorisent des compétences. "Chaque prêteur va pouvoir identifier le profil de l'étudiant (...), lui prêter de l'argent parce qu'il est courageux", explique Jérémy Ruet, l'un des créateurs du site. Une dizaine de jeunes ont déjà lancé leur campagne avec des besoins entre 1.000 et 35.000 euros. Les prêteurs, eux, sont une centaine avec une intention de prêt de 1.000 euros en moyenne.

Hélène, 21 ans, réfugiée brillante mais insolvable

Hélène Béby, une Échirolloise de 21 ans, compte sur Studylink pour réaliser son rêve : intégrer l'école de management de Grenoble (GEM). La jeune femme a réussi le concours d'entrée mais elle n'a pas les 15.000 euros nécessaires  pour financer la première année. Hélène est une réfugiée politique congolaise et c'est son titre de séjour qui pose notamment problème : "Il est temporaire et donc pas vraiment valable pour les banques. En plus mes parents ne sont pas solvables". Après ses études de management, l'Échirolloise souhaite créer sa propre entreprise dans la mode ou la restauration.

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