Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Suppression de l'ENA : "De la démagogie" pour l'ancien maire de Laval François D'Aubert

-
Par , France Bleu Mayenne

François D'Aubert, ancien maire de Laval, formé à l'École Nationale d'Administration à la fin des années 60, juge un peu démagogique la suppression de l'ENA décidée ce jeudi par Emmanuel Macron, alors que l'institution se démocratisait peu à peu.

François D'Aubert l'ancien maire de Laval
François D'Aubert l'ancien maire de Laval © Maxppp - DAVID ADEMAS

On l'accuse d'être élitiste, de n'être pas accessible à toutes les catégories sociales de la population française. L'ENA, l'École Nationale d'Administration va disparaître. La décision a été officialisée ce jeudi par le Président de la République. L'ENA, créée en 1945 par le Général de Gaulle, formait jusque-là les hauts fonctionnaires de l'État. 

En Mayenne certaines personnalités sont passées par cette école, basée à Strasbourg. C'est le cas de François D'Aubert l'ancien maire de Laval (1995-2004, 2005-2008).  Il était de la promotion Thomas Moore en 1970, avec notamment Jean-Paul Huchon l'ancien président socialiste du conseil régional d'Île-de-France et de Claude Guéant, l'ancien secrétaire général de l'Élysée. D'après lui, la suppression de l'ENA n'est pas la meilleure idée d'Emmanuel Macron.

"J'ai l'impression que l'ENA fait office de bouc émissaire dans cette histoire. Il y a plusieurs concours d'entrée qui sont ouverts à des catégories de personnes ou de jeunes différentes. Et on ne parle pas de leur origine sociale, mais de leur origine au niveau de l'enseignement, universitaire, etc. Parce qu'il faut quand même admettre qu'il est préférable pour des hauts responsables de la fonction publique d'avoir quelques diplômes, d'avoir fait quelques études, pas non plus faire trop de démagogie sur le sujet. On ne peut pas faire trop de démagogie sur le sujet" explique François D'Aubert.

L'ancien élu regrette à demi-mot la décision d'Emmanuel Macron, d'autant que l'institution avait, d'après lui, fait de gros efforts récemment pour ouvrir ses concours à l'ensemble de la France. Le problème n'est pas l'école qui forme les hauts fonctionnaires, mais l'organisation de l'État. "Certaines administrations centrales posent soucis. En particulier dans certains ministères comme l'Éducation nationale ou au ministère de la Santé. Et un peu au ministère des Finances. C'est aussi un problème de fonctionnement de l'État et du poids excessif des administrations centrales. Trop de personnes peuvent vouloir accéder à des responsabilités importantes par rapport à un organigramme, et donc d'année en année, ont produit, entre guillemets, un certain nombre de fonctionnaires pour s'adapter aux besoins d'une administration qui, elle, ne change pas ou a tendance à s'accroître en nombre, mais pas à améliorer son efficacité" conclut l'ancien maire de Laval. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess