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Suppression du car scolaire à Marigne-Laillé : les parents en colère

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Par , France Bleu Maine, France Bleu
Marigné-Laillé, France

La commune a décidé de supprimer le car scolaire qui permet aux enfants habitant Laillé de rejoindre l'école de Marigné à la rentrée prochaine. 80 élèves sont concernés, soit la moitié des enfants inscrits à l'école. Les parents ont appris la mauvaise nouvelle il y a quelques jours seulement.

80 élèves prennent régulièrement le car entre Laillé et l'école de Marigné.
80 élèves prennent régulièrement le car entre Laillé et l'école de Marigné. © Radio France - Maïwenn Lamy

Matin et soir, Léo, 7 ans, prend le bus pour parcourir les 3,5 km qui le séparent de son école. Nathalie, sa mère, ne sait pas du tout comment elle va se débrouiller, l'an prochain. "Des fois je commence très tôt le matin. L'accueil périscolaire n'ouvre qu'à 7h30, donc pour moi c'est impossible. Je vais devoir demander à mon patron de changer mon emploi du temps à cause du car", explique-t-elle, inquiète.

Le fils de Nathalie prend le bus tous les jours, l'an prochain, elle risque de devoir changer ses horaires de travail pour le déposer à l'école.
Le fils de Nathalie prend le bus tous les jours, l'an prochain, elle risque de devoir changer ses horaires de travail pour le déposer à l'école. © Radio France - Maïwenn Lamy

Je risque de perdre entre 600 et 700 euro par mois", Patricia, assistante maternelle.

La plupart du temps, c'est Patricia, assistante maternelle, qui vient chercher Léo à l'arrêt de bus. Elle, craint pour son métier : "J'ai vraiment besoin du bus, sinon je serai obligée de m'acheter une voiture 9 places et c'est impossible financièrement. Si je perd les scolaires, je perd entre 600 et 700 euros par mois".

Une erreur de la commune, vieille de 35 ans.

Ce car a été mis en place par la municipalité il y a 35 ans. Il y a quelques mois seulement, Anne-Gaëlle Chabagno, arrivée à la tête de la commune en 2014, a réalisé que la commune était dans l'illégalité : "La responsabilité juridique en cas d'accident me revient de plein droit. A titre personnel et pas au nom de Madame le maire", explique-t-elle. La municipalité n'a en fait pas le droit d'organiser les transport de scolaires, c'était jusque là une mission du Département, qui sera transférée à la Région à partir de septembre prochain. Il est désormais trop tard, assurent les élus municipaux, pour mettre en place un autre transport d'ici la rentrée, mais ils souhaitent créer un groupe de travail avec des représentants de parents d'élèves afin de travailler à la mise en place d'une solution le plus rapidement possible.

Les parents d'élèves, quant à eux, ont lancé une pétition. Ils avaient déjà récolté 350 signatures, vendredi.

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