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Coronavirus : l'université d'Orléans travaille sur le retour partiel des étudiants sur le campus

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Par , France Bleu Orléans

L'administrateur provisoire de l'Université d'Orléans Alain Sarfati annonce travailler sur un retour très partiel des étudiants de première année sur le campus. Pour les autres, certains étudiants fragiles pourraient aussi revenir en présentiel, par petits groupes de dix. Une nécessité selon lui.

La faculté de lettres, langues et sciences humaines à l'université d'Orléans
La faculté de lettres, langues et sciences humaines à l'université d'Orléans © Radio France - Anne Oger

C'est un constat que tout le monde fait, étudiants bien sûr, mais aussi enseignants, psychologues : l'éloignement, la solitude, liés aux cours en distanciel depuis maintenant prés d'un an (puisque dès la fin octobre 2020 le reconfinement a entraîné la fin des cours dans les amphithéatres) pose de graves problèmes. Et il faut un retour, même partiel, sur les campus. 

A l'Université d'Orléans, la fédération des associations étudiantes Ocampus a lancé le 18 décembre 2020 une vaste enquête via les réseaux sociaux, pour mesurer les conséquences de la crise sanitaire et de la décision du gouvernement d'instaurer des cours en distanciel de manière quasi-systématique. Près de 1000 étudiants ont répondu à cette enquête et le résultat est alarmant : 83,5% disent s'être sentis "mal ou très mal" durant le semestre qui s'est achevé en décembre. 

Des étudiants qui envisagent d'abandonner

Et selon Céline Clech, psychologue au Centre de médecine universitaire Jean Zay, sur le campus de l'Université d'Orléans, le moral est en chute libre depuis la mi-décembre. "Avant les vacances ils pensaient vraiment revenir en janvier, donc jusque-là ils tenaient. Mais depuis la rentrée c'est la catastrophe, ils commencent à s'épuiser, ils ne voient plus de fin à tout ça, et beaucoup commencent à décrocher. C'est nécessaire qu'ils puissent revenir sur site, sinon on va en perdre beaucoup"

Céline Clech confie qu'elle voit parfois des étudiants qui ont de bons résultats, qui sont en fin de licence, qui ne sont pas en échec, et qui pourtant décident d'arrêter. "J'en ai vu au mois de juin, c'est très touchant ce qu'ils disent, ils se sentent lâchés, ils ne voient plus de sens"

Elle confie son inquiétude, car ceux qui franchissent le pas et viennent la voir, sont assez peu nombreux : "avec le confinement le campus est vide, et ils ne savent pas qu'on est là pour eux". Le service de médecine a mis en place une adresse mail, pour réagir au plus vite, à la moindre demande (c'est sante@univ-orleans.fr ou sante-bourges@univ-orleans.fr).

De gros problèmes de connexion dans les résidences

L'isolement, la solitude, Philippe Tchalim les ressent "d'autant plus avec le nouveau couvre-feu". Cet étudiant togolais de 25 ans, en troisième année de licence "sciences de la vie", est resté sur le campus d'Orléans, dans sa résidence universitaire. "On a cours en distanciel de 8h à 17h45, et le couvre-feu commence à 18h, donc on ne met plus le nez dehors"

Philippe Tchalim, étudiant en L3 Sciences de la Vie à l'Université d'Orléans
Philippe Tchalim, étudiant en L3 Sciences de la Vie à l'Université d'Orléans © Radio France - Anne Oger

Mais le plus difficile, pour lui, c'est tout simplement de suivre les cours en distanciel : "ce matin encore j'étais en cours de statistique, et la connexion internet a été coupée". Ces problèmes de connexion sont presque quotidiens. Le Crous Orléans-Tours explique qu'ils sont liés à un changement de fournisseur, géré au niveau national. De nombreuses résidences universitaires sont touchées. 

Philippe Tchalim, lui, s'inquiète : "c'est d'autant plus dur que c'est sur ce semestre que va se décider notre avenir, pour passer en master, donc là on est vraiment sous pression avec ces problèmes de connexion". Lui espère un retour en présentiel pour les travaux dirigés, au moins, quelques uns en tout cas, "pour retrouver le contact humain"

50% de présentiel pour les premières années de licence

Et c'est le souhait d'Alain Sarfati, l'administrateur provisoire de l'Université d'Orléans, nommé début janvier face à l'incapacité du conseil d'administration à élire un président avant la fin de l'année 2020. 

Il dit s'être fixé comme objectif de permettre un retour en présentiel à certains étudiants. "Selon moi, il y a eu deux erreurs, dès le démarrage : celle de penser que, comme ce sont des grands, les étudiants peuvent suivre les cours à distance. Mais ça va quand c'est pour trois mois, quand c'est pour on ne sait pas combien de temps, ça ne va plus, psychologiquement. Et celle de considérer que les étudiants ne sont pas gérables, pas responsables"

Début janvier, le gouvernement a annoncé qu'un retour à 50% des étudiants de première année serait possible. La ministre de l'Enseignement Supérieur Frédérique Vidal a même évoqué la possibilité pour certains étudiants fragiles de revenir par petits groupes de dix, pour des travaux dirigés. Alain Sarfati compte se saisir de ces annonces, mais il attend toujours le décret qui lui permettra d'appliquer ces mesures. 

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