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Éducation

Sabotage à l'université Paul-Valéry de Montpellier : les examens suspendus

mercredi 11 avril 2018 à 16:48 Par Guillaume Roulland et Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault

Les examens sur internet ont été provisoirement suspendus ce mercredi à l'université Paul-Valéry de Montpellier après une opération de sabotage des serveurs de la faculté. Son président, Patrick Gilli, attribue cette opération aux "casseurs" et "bloqueurs" qui occupent actuellement l'université.

Les serveurs de l'université Paul Valéry ont été endommagés par des casseurs ce mercredi
Les serveurs de l'université Paul Valéry ont été endommagés par des casseurs ce mercredi © Radio France - Guillaume Roulland

Montpellier, France

Ce n'est pas un simple bug informatique ou l'intrusion soudaine de hackers qui a empêché ce mercredi les étudiants de l'université Paul-Valéry de passer leurs examens sur internet, comme cela était prévu dans le cadre du mouvement entamé depuis plusieurs semaines. Mais une véritable opération sur les serveurs informatiques de la faculté.

Son président, Patrick Gilli, confirme ce mercredi après-midi, une "attaque" effectuée par des "casseurs" ou "bloqueurs". Les mêmes vraisemblablement que ceux qui occupent les lieux depuis plusieurs semaines. Plusieurs individus auraient donc forcé la porte du local contenant les serveurs informatiques de l'université puis endommagé ces derniers. Les serveurs ont été arrachés ou débranchés. 

Conséquence, les examens sont provisoirement interrompus au moins jusqu'à vendredi. 

"Un acte intolérable"

Dans un communiqué, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal dénonce un acte "intolérable" et une "prise en otage des enseignants et des étudiants". "Il est intolérable qu’un groupe violent détruise le matériel de l’université et prenne en otage les enseignants et les étudiants qui ont besoin de valider leurs examens de fin d’année pour pouvoir poursuivre leur scolarité".

"Des actes de délinquance et de violence intolérables"

Le préfet de l’Hérault et la rectrice de l’académie de Montpellier expriment également leur indignation face à ces actes de délinquance, "un groupe d’individus, mettant en péril le fonctionnement de l’Université"

Le préfet de l’Hérault, et la rectrice de l’académie de Montpellier, condamnent avec la plus grande fermeté ces actes de délinquance et de violence intolérables.

Une enquête a été diligentée immédiatement par les services de la Police nationale.

"Il est inadmissible que quelques individus bloquent et portent préjudice à l’ensemble des personnels de l’Université ainsi qu’à des milliers d’étudiants qui, dans leur très grande majorité, souhaitent préparer et passer sereinement leurs examens. Les services de l’État sont mobilisés avec l’Université, afin de garantir aux étudiants que leurs examens du second semestre se tiendront dans les meilleures conditions."

Des étudiants perdus et déçus

Cette opération sabotage est aussi un coup dur pour les nerfs des étudiants de Paul Valéry qui souhaitent passer leurs examens.

"On est un peu tous perdus et déçus" réagit Victoria, étudiante en licence de psychologie à l'université Paul Valéry.

"On ne sait plus trop à quoi s'attendre. Entre la fac bloquée et les serveurs qui plantent, on attend juste que çà se termine.  Cela doit être éreintant pour le président et les enseignants. Mais ça l'est encore plus pour les étudiants qui eux, on de vrais enjeux derrière."