Éducation

TAP : les parents passent à la caisse

Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde lundi 22 août 2016 à 18:15

La réforme des rythmes scolaires est entrée en vigueur progressivement à la rentrée 2013
La réforme des rythmes scolaires est entrée en vigueur progressivement à la rentrée 2013 © Maxppp -

Pour cette 4ème année d'application de la réforme des rythmes scolaires, de plus en plus de mairies ont prévu de demander à la rentrée une participation financière des parents. Principales raisons invoquées: la baisse des dotations de l'état et une réforme qui coûte cher à mettre en place.

Beaucoup de parents risquent d'avoir une mauvaise surprise la semaine prochaine. De plus en plus de communes, par manque de moyens financiers, ont décidé de rendre leurs Temps d'Activités Périscolaires payants à la rentrée. Ces TAP sont directement nés de la réforme des rythmes scolaires rentrée en vigueur il y a 3 ans maintenant, et qui était censée dégager du temps scolaire aux enfants pour le permettre de se livrer à des activités sportives ou artistiques.

Une réforme très coûteuse

Le problème, voire même le casse tête pour les municipalités qui ont la charge de mettre en œuvre cette réforme, c'est de combiner le coût de la mesure, avec la baisse des dotations de l'état, et la possibilité ou pas de trouver des animateurs pour assurer ces activités. Résultat, de plus en plus de communes girondines ont fait le choix ces derniers mois de faire payer les parents afin de pouvoir boucler leurs budgets. C'est le cas de Lesparre, Talence, ou encore Saint Médard en Jalles ou l'adjoint aux finances se justifie par la volonté de maintenir des activités de qualité.

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L'autre grande source d'inégalités, selon le SNUDI-FO de Gironde, qui était opposé dès le départ à cette réforme, c'est qu'au bout de 3 ans, les activités proposées aux enfants sont très différentes selon les écoles du département. Marlène Fernandez, la secrétaire départementale du syndicat le confirme:

Dans les communes médocaines, les mairies -malgré leur bonne volonté en général- ne peuvent pas proposer des activités culturelles ou sportives par manque de structures pour les accueillir.

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Au final, au bout de 3 ans d'application de cette réforme,  et à cause de problèmes légitimes d'organisation et de coûts financiers, rares sont les communes à privilégier avant tout le rythme des enfants.