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Tenue républicaine à l'école : "le ministre de nous aide pas beaucoup", regrette le SNPDEN en Côte-d'Or

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Par , France Bleu Bourgogne

La tenue républicaine à l'école, c'est quoi ? Qui décide des règles ? Entretien avec Emmanuel Masson, le principal du collège Jean Rostand à Quetigny, par ailleurs représentant des chefs d'établissement dans l'académie de Dijon.

Emmanuel Masson est le principal du collège Jean Rostand de Quetigny
Emmanuel Masson est le principal du collège Jean Rostand de Quetigny © Radio France - Arnaud Racapé

Tout est parti d'un mot d'ordre lancé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, pour venir au collège et au lycée habillés "comme on veut." Depuis les petites phrases fusent, par médias interposés. La dernière en date, celle du ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer, peut prêter à sourire : il faudrait selon lui adopter une "tenue républicaine" dans les établissements scolaires. 

"Le ministre ne nous aide pas beaucoup"

"Il faut reconnaître que le ministre de ne nous aide pas beaucoup", concède Emmanuel Masson, concerné de près par la question dans son collège Jean Rostand à Quetigny. "La définition de la tenue républicaine, on ne la connaît pas. Nous, on va plutôt aller sur la notion de tenue _proche de ce qu'on attend dans un environnement de travail_, tout simplement.", explique celui qui est par ailleurs secrétaire académique du syndicat des chefs d'établissements, le SNPDEN. 

Plus généralement, il regrette un débat un peu trop simpliste, "or la vie ce n'est pas binaire, la vie c'est un dialogue éducatif, tout simplement (...) et je pense que quand ce n'est pas monté en épingle, les choses se passent bien."

Réagir par le dialogue, au nom de la protection de l'enfance

Sans être un sujet quotidien, le thème de la tenue vestimentaire occupe pas mal Emmanuel Masson, contraint à des recadrages réguliers, notamment auprès des jeunes filles. "Il ne faut pas nier cette problématique du sexisme, nous sommes dans les écoles extrêmement attachés à l'égalité hommes-femmes. Mais nous sommes aussi extrêmement attachés à la protection des jeunes, et la réponse ne sera pas la même en collège ou au lycée. Je dirige un collège, et effectivement sur les jeunes filles qui ont parfois des tenues qui nous semblent un peu courtes ou plongeantes, on va avoir un dialogue très respectueux avec elles et leurs familles sur un mode de _protection de l'enfance_."

Donc, ce sera plus grave de montrer ses jambes si on est une fille ? "Je ne dis pas que c'est plus grave", répond Emmanuel Masson, "simplement on sait que parfois les jeunes filles se mettent en danger, notamment sur les photos et l'échange des photos, et ça on le rencontre beaucoup moins chez les garçons. Là on agit vraiment au titre de la protection de l'enfance, mais parce que je suis en collège. Ce n'est pas la même problématique au lycée."

En tout cas, précise le chef d'établissement, il en vaudra de même pour "un garçon qui rentre avec un short hawaïen et des tongs : on aura aussi un dialogue avec lui et sa famille, pour faire comprendre que c'est une tenue du weekend, pas de la semaine."

Loi inadaptée et inadaptable

Alors que dit la réglementation au collège jean Rostand de Quetigny ? Parle-t-elle, comme Emmanuel Macron, de bon sens pour affronter cette problématique de la tenue vestimentaire ? "On est un peu coincés sur la réglementation, la loi ne dit pas tout donc la notion de bon sens joue forcément" concède Emmanuel Masson, qui évoque des règles basée sur ce qui se fait dans le milieu du travail. "Au-delà de tout ce qui est dit dans la loi sur les signes religieux ou de sécurité, on est sur une _question de respect_. La tenue ne doit pas provoquer une réaction chez la personne qui est en face. C'est le principal qui le propose, mais il est partagé avec la communauté éducative, car adopté par un conseil d'administration qui représente les élèves, les parents et les personnels." 

Un règlement modifié régulièrement : "chaque année pas forcément, mais à chaque fois qu'il y a une évolution législative, ou lorsqu'on estime qu'il ne correspond plus à ce qu'on veut."

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