Éducation

Thouars : des élèves du lycée Jean Moulin mécontents de leurs conditions de vie à l'internat

Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou jeudi 19 janvier 2017 à 19:20

Le lycée Jean Moulin, à Thouars, accueille une centaine d'élèves à l'internat
Le lycée Jean Moulin, à Thouars, accueille une centaine d'élèves à l'internat © Radio France - Noémie Guillotin

Du chauffage trop chaud ou trop froid, des douches inutilisables à cause d'une bactérie et des punaises de lit. Ça commence à faire beaucoup pour les internes du lycée Jean Moulin à Thouars. Cette semaine, ils ont montré leur mécontentement.

Des matelas sortis des chambres ce mardi soir pour dénoncer les conditions de vie à l'internat du lycée Jean Moulin. "On en a marre de vivre dans des conditions pitoyables", lance un interne.

Ces conditions c'est d'abord une chaufferie qui fonctionne de manière aléatoire. "Un coup trop chaud, un coup il fait froid", déplore le garçon. Et pour les douches, "c'est pareil".

Des douches qui, côté filles, connaissent un souci depuis une semaine. Des tests montrent un taux supérieur à la norme de légionelles, "une bactérie qui se développe dans installation sanitaire quand la température baisse", explique le proviseur du lycée Philippe Vitry. Il n'y avait "aucun danger" assure le chef d'établissement. Mais les élèves concernées doivent se doucher ailleurs, en attendant de "retrouver les conditions optimales de qualité de l'eau".

Une chaufferie rénovée pour l'hiver prochain ?

En tout cas les crédits de la Région ont été votés précise Philippe Vitry. Il s'agit de rénover la chaufferie "d'une façon conséquente et même envisager à terme une installation de chaufferie bois".

Un proviseur qui dit comprendre la démarche des élèves.

Des problèmes de punaises de lit

Car en plus du chauffage, certains internes se plaignent de "puces de lit". Ce lycéen n'est pas touché mais raconte qu'un de ses camarades oui. "Ça forme des plaques sur les mains, des petits boutons et ça démange", raconte-t-il.

"Des punaises" précise le proviseur, qui relativise : "On en rencontre dans tous les internats de collectivité, cela n'a rien à voir avec l'hygiène". Quand la présence de punaise est confirmée, il y a tout un protocole pour s'en débarrasser. "La chambre est condamnée et traitée dans les plus brefs délais". Deux chambres concernées dernièrement. Mais le problème semble revenir chaque année.

En tout cas l'action menée par les élèves a eu un premier effet : la création d'un conseil d'internat. Huit internes participeront à des réunions avec l'administration afin d'améliorer le passage des informations.