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Éducation

Toulouse : l'université Jean-Jaurès bientôt évacuée par la police, la mobilisation continue sur le campus

jeudi 3 mai 2018 à 4:04 Par Nolwenn Quioc, France Bleu Occitanie

Suite à la décision du tribunal administratif, qui ordonne à l'administration de l'UT2 de procéder au déblocage du campus, l'administrateur provisoire demande à la préfecture de faire évacuer les bloqueurs par les forces de l'ordre. Les personnels et étudiants, eux comptent rester mobilisés.

Devant luUniversité Toulouse 2, les étudiants restent mobilisés dans l'attente de l'Assemblée Générale de ce jeudi
Devant luUniversité Toulouse 2, les étudiants restent mobilisés dans l'attente de l'Assemblée Générale de ce jeudi © Radio France - Nolwenn Quioc

Toulouse, France

L'administrateur provisoire de l'Université Toulouse Jean-Jaurès l'avait promis, depuis sa nomination le 20 mars : il ne demanderait pas à la police d'évacuer le campus, bloqué depuis le 6 mars par des personnels et étudiants opposés à la fusion des universités toulousaines et à la réforme de l'entrée à l'université. C'est pourtant ce que vient de faire Richard Laganier. 

Une évacuation "à regrets" par la police 

Le tribunal administratif de Toulouse a en effet ordonné ce mercredi matin le déblocage de l'université de sciences sociales, suite à la demande de l'UNI, un syndicat opposé au mouvement. Après plusieurs heures d'incertitude, l'administrateur a donc annoncé dans un communiqué qu'il va "_solliciter le concours des forces de l'ordre afin de procéder à l'évacuation des locaux occupé_s". Une décision qu'il dit prendre "à regrets", et qui déçoit Mohamed, un étudiant gréviste, même s'il n'est pas surpris : "Je suis triste parce que la police n'a pas sa place dans une université". 

Je pense qu'il [Richard Laganier] était pris dans un étau où il avait expliqué qu'il ne ferait pas intervenir les forces de l'ordre. Les semaines avançant le problème n'a pas été résolu, il ne pouvait pas revenir en arrière" - Mohamed, étudiant gréviste

Deux bâtiments, notamment l'Arche du Mirail située à la sortie du métro, sont occupés par les bloqueurs - Radio France
Deux bâtiments, notamment l'Arche du Mirail située à la sortie du métro, sont occupés par les bloqueurs © Radio France - Nolwenn Quioc

Beaucoup de bloqueurs pointent que la décision juridique arrange bien les affaires de l'université. C'est aussi le sentiment de Valérie, personnel administratif de l'université.

Valérie, personnel de l'université, est déçue de la décision du tribunal

Une décision nécessaire pour l'UNI

Du côté de l'UNI, le syndicat étudiant opposé au blocage qui a porté l'affaire devant le tribunal administratif, on salue la victoire. Marie Glinel, la représentante toulousaine du syndicat, pointe la nécessité d'une intervention des forces de l'ordre "avant que d'autres gens ne le fassent", comme à Montpellier où 3 étudiants ont été blessés par un commando armé de lattes de bois. 

Marie Glinel, représentante de l'UNI à Toulouse, espère que l'intervention de la police permettra d'éviter des débordements

Nouvelle assemblée générale ce jeudi à 10h

Dans l'attente d'une intervention des forces de l'ordre, les étudiants et personnels ont rendez-vous ce jeudi 3 mai à 10h à l'université Jean-Jaurès pour une assemblée générale qui devrait décider des suites du mouvement, de la reconduction éventuelle du blocage et de l'attitude à avoir en cas d'évacuation du campus par la police. 

L'université Jean-Jaurès est bloquée depuis le 6 mars, mais certains étudiants et personnels sont mobilisés depuis début janvier - Radio France
L'université Jean-Jaurès est bloquée depuis le 6 mars, mais certains étudiants et personnels sont mobilisés depuis début janvier © Radio France - Nolwenn Quioc