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Éducation

Toulouse : les étudiants de la fac Jean Jaurès attendent les forces de l’ordre

jeudi 3 mai 2018 à 10:21 Par Olivier Lebrun, France Bleu Occitanie

Le tribunal administratif de Toulouse a ordonné le déblocage du campus du Mirail. Les étudiants bloqueurs attendent l’intervention des forces de l’ordre. 200 d’entre eux ont passé la nuit sur le campus. Alors que Sciences- Po Toulouse est à son tour occupé.

Les forces de l'ordre attendues sur le campus du Mirail
Les forces de l'ordre attendues sur le campus du Mirail © Radio France - Olivier Lebrun

Toulouse, France

Au lendemain de la décision du tribunal administratif de Toulouse qui a ordonné le déblocage de l’université Jean Jaurès de Toulouse, fermée depuis le 6 Mars, l’administrateur provisoire Richard Laganier a décidé de réquisitionner les forces de l'ordre. L’évacuation des locaux occupés est attendue dans les prochains jours.

200 étudiants ont campé cette nuit de mercredi à jeudi sur le campus dans l’attente d’une intervention de la police. "Nous n’irons pas à l’affrontement, mais notre lutte n’est pas terminée", affirme Anna Trotzky, la représentante du syndicat Solidaires étudiants, invitée ce mercredi matin de France Bleu Occitanie.

Anna Trotzky du syndicat Solidaires étudiants à Toulouse Jean Jaurès

France Bleu Occitanie : Vous avez passé la nuit sur le campus du Mirail, la justice a ordonné le déblocage de la fac. Vous vous attendez à une arrivée des forces de l'ordre ?

Anna Trotzky : La police peut arriver n’importe quand sur le campus. Nous, notre objectif n’est pas de prendre des coups de matraque, on a vu comment se sont passées les évacuations violentes de plusieurs facs à Nanterre, à Paris 1 ou à Grenoble. Nous, nous voulons simplement montrer que nous restons mobilisés. On était 200 à dormir à l’université du Mirail cette nuit, avec des cheminots en soutien. Le but n’est pas d’aller à l’affrontement, car on ne fait pas le poids face à la violente répression qui peut s’abattre sur nous.

L'administrateur provisoire Richard Laganié invoque de nombreuses dégradations, des comportements à risques dans l'occupation des locaux, il parle de 400 000 € de dégâts

Sur l’évaluation des dégâts, je tiens à préciser que les bâtiments de l’université appartiennent en grande partie à Vinci, dans le cadre d’un partenariat public privé, c’est donc Vinci qui fait les estimations. Moi, à part quelques graffitis, je n’ai pas vu de dégradations. On est très loin des 400 000 € de dégâts avancés par Vinci.

La police est déjà intervenue dans plusieurs universités. A chaque fois, cela a été la fin du mouvement. C'est ce qui risque de se passer à Toulouse ?

Je ne pense pas que cela signifie la fin du mouvement dans les universités. Nanterre est un bon exemple, les étudiants se sont fait évacuer par la police, ils étaient 2000 en AG il y a quelques jours. Il y a encore de nombreuses universités occupées, notamment le site de Saint Charles à Marseille, et depuis ce matin Science-Po Toulouse est occupé. Si jamais on a plus accès à l’université, nous irons aux côtés des cheminots ou des personnels de la santé en grève. Même si on est délogés par la police, nous n’arrêterons pas de nous mobiliser.