Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Toulouse : les professeurs principaux du Lycée Déodat de Séverac protestent contre la réforme du lycée

-
Par , France Bleu Occitanie

Les enseignants du lycée Déodat de Séverac à Toulouse se mobilisent contre la réforme du Lycée. Treize d'entre-eux ont choisi de démissionner de leurs postes de professeurs principaux.

Les enseignants ont manifesté ce vendredi devant le lycée Déodat de Séverac.
Les enseignants ont manifesté ce vendredi devant le lycée Déodat de Séverac. © Radio France - Vanessa Marguet

Toulouse, France

"Non aux projets Blanquer". C'est ce qu'on pouvait lire ce vendredi sur une banderole installée devant le lycée Déodat de Séverac à Toulouse. Treize enseignants ont choisi de protester contre la réforme du Lycée en démissionnant de leurs postes de professeurs principaux.  Ils ont remis leurs démissions au proviseur de l'établissement. 

"Ce n'est pas une action seulement symbolique" estime estime François Cherigny, l'un de ces enseignants, représentant du SNES-FSU dans l'établissement, puisque les treize personnes concernées vont perdre du coup leur prime de professeur principal, une prime d'une centaine d'euros. Ces enseignants vont continuer à conseiller leurs élèves, mais vont arrêter les tâches administratives. Ils estiment que c'est la seule façon de protester contre la réforme du lycée qui oblige les élèves de Seconde à choisir trois spécialités pour l'an prochain, parmi un panel de 12 spécialités.   

Explications de François Cherigny, professeur et membre du SNES FSU

Pas de maths dans le tronc commun 

Maud, qui est professeur de mathématiques et professeur principal estime que tout cela est "beaucoup trop flou". Elle fait face à des élèves perdus et ne sait pas quoi leur répondre. "A 15 ans, rares sont les élèves qui savent ce qu'ils veulent faire plus tard" explique-t-elle. 

Les enseignants ne comprennent pas non plus pourquoi les mathématiques ne font pas partie du tronc commun et regrettent qu'on impose aux élèves de choisir 3 spécialités en Première dans la perspective d'en abandonner ensuite une en Terminale. 

On s'imagine difficilement que des élèves qui vont prendre maths, sciences physiques et sciences de l'ingénieur en Première vont abandonner l'une de ses spécialités en Terminale - Maud, prof de maths 

Explications de Maud, professeur de mathématiques

Quelques parents d'élèves se joignent à la mobilisation, car eux aussi sont démunis et ne savent pas comment guider leurs enfants. Les interrogations portent notamment sur ce que l'enseignement supérieur va exiger des élèves à la sortie du bac. "Tout va beaucoup trop vite" estime Damien Nadal, qui est professeur de sport et professeur principal. Il voudrait qu'on repousse cette réforme pour que chacun ait le temps d'y voir plus clair.  

Explications de Damien Nadal, professeur de sports

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu