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Éducation

Tours : profs et étudiants en sociologie dénoncent un manque de postes et de moyens

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Par , France Bleu Touraine

Alors que l'Université de Tours organise ce samedi ses portes-ouvertes, la sociologie boude ostensiblement l'événement. Professeurs et étudiants veulent alerter face à un manque de moyens et de postes.

Les effectifs de sociologie à l'université de Tours augmentent chaque année (+37% en quatre ans)..Profs et étudiants déplorent aujourd'hui un manque de postes et des cours surchargés.
Les effectifs de sociologie à l'université de Tours augmentent chaque année (+37% en quatre ans)..Profs et étudiants déplorent aujourd'hui un manque de postes et des cours surchargés. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Tours, France

Ce samedi , sur le stand du département de sociologie, pas de grande campagne pour vendre l'enseignement, mais une affiche : "Nous ne sommes pas sûrs de pouvoir vous accueillir dans de bonnes conditions". Professeurs et étudiants ont décidé de bouder les journées portes ouvertes de l'Université de Tours. Devant les grandes portes vitrées de la fac des tanneurs quelques étudiants distribuent un tract, intitulé "Pour que les portes de l'université restent ouvertes à tous." Ils dénoncent un manque de moyens et de postes. 

Depuis plusieurs années, les effectifs du département sont en constante augmentation (+37% en quatre ans selon les professeurs). Environ 600 étudiants suivent les cours de licence. Dans certains cours, cette hausse se fait déjà sentir. Romain, en troisième année de sociologie, évoque ce "cours d'informatique, où toute la classe était là, mais qui a dû être annulé. Il manquait des ordinateurs pour tout le monde.

Sur le stand du département aux journées portes ouvertes, les professeurs et les étudiants alertent les visiteurs.  - Radio France
Sur le stand du département aux journées portes ouvertes, les professeurs et les étudiants alertent les visiteurs. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Des classes aux effectifs très importants et des heures assurées par des professeurs vacataires, temporaires, pour palier le manque de postes pérennes. C'est le cas d'Alexandre Gauron, qui enseigne les statistiques et déplore une charge de travail trop importante. "Pour donner une idée, un professeur titulaire doit faire 192 heures par an. J'en fait  500 à l'année pour 1 400 euros par mois. " C'est d'ailleurs sa dernière année à enseigner à l'Université de Tours. 

Des professeurs et des étudiants opposés à la sélection à l'université

Selon les professeurs, face à ce manque de moyens, "la seule réponse" apportée est la diminution du nombre d'étudiants, et la sélection à l'université. Ils ne veulent pas en entendre parler. "L'université doit rester ouverte et accessible à tous, c'est important pour notre société", estime Isabelle Bianquis.  D'après les estimations des enseignants, il faudrait sept postes "stables" supplémentaires pour pouvoir accueillir correctement les futurs étudiants.  

Ecoutez Isabelle Bianquis, professeure d'anthropologie. Elle déplore des conséquences sur la qualité de l'enseignement pour les étudiants.

Philippe Vendrix, le président de l'université de Tours, voit une mobilisation "légitime". "Il font entendre à l'état que l'université de Tours, c'est un succès croissant, avec des étudiants en nombre croissant qu'il faut accueillir avec un budget qui n'augmente pas de manière proportionnelle à notre succès. Notre dotation a été élaborée en 2011-2012, sur un modèle de 22 000 étudiants. Nous sommes à 29 000 étudiants."

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