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Éducation

Trop de viande dans les assiettes des enfants : les efforts des cantines strasbourgeoises

lundi 4 décembre 2017 à 18:50 Par Magali Fichter, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Greenpeace publie, ce lundi, une étude selon laquelle les élèves consomment trop de protéines animales dans les cantines scolaires. A Strasbourg, une option végétarienne est proposée dans tous les restaurants scolaires municipaux depuis une vingtaine d'années, mais elle est encore peu choisie.

Un menu "standard" à la cantine de l'école Sainte Aurélie, à Strasbourg
Un menu "standard" à la cantine de l'école Sainte Aurélie, à Strasbourg © Radio France - Magali Fichter

Strasbourg, France

Nos enfants mangent-ils trop de viande à la cantine ? Selon une enquête de Greenpeace publiée mardi 4 décembre, il y aurait au moins deux fois trop de protéines animales dans les assiettes des élèves, par rapport aux recommandations des nutritionnistes. L'une des solutions, selon l'association, serait d'imposer deux repas végétariens obligatoires par semaine dans les restaurants scolaires. La semaine dernière, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a fait un pas dans ce sens, puisqu'il a proposé un repas hebdomadaire.

4% des élèves strasbourgeois choisissent l'option végétarienne à la cantine

A Strasbourg, nous n'en sommes pas encore là, mais les cantines de toutes les écoles primaires et maternelles publiques proposent une option végétarienne tous les jours depuis 19 ans - en fait, il y a quatre possibilités : standard, halal, sans porc et végétarien. C'est le cas, par exemple, à la cantine de l'école Sainte-Aurélie, quartier gare. Un petit coup d'oeil sur le menu du jour : potage de légumes, escalope de porc ou de dinde sauce moutarde et riz méditerranéen. Si on en croit l'étude de Greenpeace, cette sélection contient trop de protéines pour un enfant. Reste l'option "végé" : un croustillant avoine-légumes-fromage. Appétissant, c'est vrai, mais seulement 4% des élèves strasbourgeois - inscrits par leurs parents - sont à ce régime.

Et quand on demande aux autres ce qu'ils préfèrent, les réponses sont édifiantes : "Des spaghettis bolognaise, des frites, de la semoule, de la viande", "des saucisses, mais j'aime pas les poivrons et les courgettes", "moi, je n'aime pas du tout les poireaux". Les légumes ne sont pas encore les chouchous de nos enfants.

Un repas "bon pour ta planète" une fois par mois

Alors pour les éduquer, les cantines de Strasbourg organisent une fois par mois des repas "bons pour ta planète" 100% végétariens. Pour Mathieu Hoyon, le responsable du périscolaire à l'école Saint Aurélie, il faut quand même respecter le goût des enfants : "La dernière fois, c'était des tortellini à la sauce tomate, c'est très bien passé. Le jour où on a des lentilles mélangées avec du riz et des légumes, ça passe un peu moins, évidemment".

Françoise Buffet, adjointe au maire en charge de l'éducation, qui a accéléré le rythme de ces repas "bons pour ta planète", est plutôt favorable à la proposition de Nicolas Hulot : "Une fois par semaine, ce serait peut-être beaucoup à faire accepter aujourd'hui, parce que pour beaucoup de parents, un repas complet, c'est un repas avec de la viande. Mais je pense qu'on y va, quand même. On voit bien les derniers chiffres de la consommation de viande, qui est en baisse." Elle réfléchit d'ailleurs à une autre option : inciter les parents à choisir les menus végétariens en baissant les tarifs.