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Éducation

Trop peu d'apprentis, en France et en Limousin ? "C'est d'abord un problème d'orientation !"

vendredi 10 novembre 2017 à 10:42 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

L'apprentissage n'a attiré que 400.000 jeunes l'an dernier en France. Pour la vice-présidente de Nouvelle-Aquitaine en charge de ce dossier, c'est avant tout un problème d'orientation. Elle était sur France Bleu Limousin ce matin, pour évoquer le projet de réforme du gouvernement.

En Limousin, il y a plus de places en entreprises que de candidats à l'apprentissage (illlustration)
En Limousin, il y a plus de places en entreprises que de candidats à l'apprentissage (illlustration) © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Limousin, France

Catherine Veyssy, invitée de France Bleu Limousin à 8h15

Le gouvernement lance aujourd'hui ses premières consultations pour aboutir à une réforme totale de l'apprentissage. L'objectif est d'amener beaucoup plus de jeunes vers cette voie de formation. Pour en parler, Catherine Veyssy, vice-présidente du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l'apprentissage, était notre invitée à 8h15. Elle a répondu aux questions de Jérome Edant.

Il y a en Nouvelle-Aquitaine plus d'offres d'entreprises que de candidats... Est-ce le reflet d'une désaffection ?

Certes, mais le nombres de jeunes est en augmentation : presque 4% de hausse, notamment sur les 3 départements limousins. Et peut-être que s'il y a autant d'offres non-pourvues, c'est parce que les entreprises s'y intéressent. Cela dit, c'est vrai qu'il faut encore plus promouvoir et valoriser les parcours des apprentis, y compris de belles histoires personnelles.

Mais ça, on l'entend depuis longtemps, pourquoi ça ne prend pas ?

Je pense que la question de l'orientation est déterminante, il faut convaincre les jeunes et les familles que ça n'est pas une régression ou un constat d'échec. Et il faut aussi convaincre parfois les professeurs principaux que leurs élèves peuvent aller ailleurs qu'en seconde ! Moi, j'ai passé 10 jours à Abou Dhabi pour les Olympiades de métiers, et certains jeunes me disaient combien ils avaient du se battre, y compris contre leurs familles pour faire le métier qu'ils souhaitaient. Et je me suis dit qu'il fallait qu'ils aillent raconter tout cela dans les collèges ! Et l'une des idées avancées par les régions, dans le cadre de cette réforme, c'est de permettre aux élèves de 3ème de faire des stages dans des CFA.

Catherine Veyssy, vice-présidente du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, en charge de l'apprentissage  - Aucun(e)
Catherine Veyssy, vice-présidente du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, en charge de l'apprentissage - ©twitter

Le gouvernement débute donc les consultations aujourd'hui. Les partenaires sociaux, les entreprises, les organisations patronales seraient, semble-t-il,au coeur du dispositif. Et les régions pas vraiment. C'est une erreur selon vous ?

Oui, c'est un peu gommer ce qu'est la réalité des territoires. L'apprentissage, c'est aussi faire monter des compétences qui sont nécessaires dans une économie de territoire. Si ce sont les branches professionnelles, qui sont de grosses structures nationales, qui pilotent, et bien il va rester des pans entiers, moins concernés par ces branches, qui seront moins bien traités. Nous craignons un apprentissage à deux vitesses.