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Un bilan mitigé pour les petits-déjeuners à l'école en Sarthe

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Mamers et Coulaines ont testé les petits-déjeuners gratuits à l'école maternelle, avant les vacances scolaires. Les deux communes sarthoises ne tirent pas les mêmes conclusions. Mamers poursuit l'expérience, tandis que Coulaines arrête.

Avec l'opération petit-déjeuner à l'école, les enfants peuvent manger le "repas le plus important de la journée" avec leurs camarades de classe.
Avec l'opération petit-déjeuner à l'école, les enfants peuvent manger le "repas le plus important de la journée" avec leurs camarades de classe. © Maxppp - Franck Dubray

Dès lundi, les élèves des deux écoles maternelles de Mamers pourront manger leurs tartines et boire leur chocolat au lait en classe. La commune a décidé de reconduire l'opération lancée par le ministre de l'Education , Jean-Michel Blanquer, fin avril. La phase test de quatre semaines avant les vacances scolaires a satisfait près de 60% des parents et des enseignants. "C'est un éveil au goût et c'est ce qui plaît aux enfants et aux parents", explique Sandrine Plessix, première adjointe au maire de Mamers.

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L'Etat verse 2,50 euros par petit-déjeuner

Le repas le plus important de la journée a un coût. L'Etat verse 2,50 euros par petit-déjeuner pour chacun des 190 élèves de maternelle, chaque jour d'école. Au total, 475 euros par jour. Grâce à ces fonds, une diététicienne élabore chaque menu. "Cela nous a permis de proposer des choses très diversifiées", souligne Sandrine Plessix. Entre autres, des pains spéciaux préparés par les boulangers de la ville.

Tous les parents n'ont pas été convaincus. Certains ont trouvé que cela leur enlevait un temps familial important dans la journée. Comme pendant la phase test, leur enfant ne sera pas obligé de participer aux petits-déjeuners collectifs. La commune prévoira, tout de même, un repas pour chaque enfant. Pour éviter le gaspillage, elle achète en vrac.

La mise en place mobilise trop de personnel

A Coulaines, qui a testé dans deux classes, le maire Christophe Rouillon trouve que "l'idée est bonne", mais que "cela nécessite un encadrement extrêmement lourd". Il fallait quatre adultes par classe pour gérer la distribution de la nourriture et trier les enfants qui avaient mangé ou non. De fait, l'élu n'a "pas reçu de candidature d'enseignants pour reconduire à la rentrée".

De plus, il craint que l'extension de l'opération petits-déjeuners gratuits à l'école ne fasse baisser les subventions de l'Etat. La ville ne pourrait pas supporter, à elle seule, le coût des repas. Manuel Guiet, adjoint à l'inspectrice d'académie, chargé du premier degré, est déjà en discussion avec de nouvelles communes pour étendre ce système à d'autres communes sarthoises.

A Mamers, Sandrine Plessix se pose aussi des questions. Elle regrette d'être laissée "dans le flou" par le ministère de l'Education nationale. Elle espère pouvoir mener l'opération à bien et ne pas devoir réduire le nombre de jour, où un petit déjeuner sera dispensé.

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