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Éducation

Un faux procès à Dijon pour montrer aux écoliers le fonctionnement de la Justice

mardi 31 mai 2016 à 20:04 - Mis à jour le mardi 31 mai 2016 à 20:22 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne et France Bleu

133 enfants de CM1 de plusieurs écoles de l'agglomération dijonnaise ont assisté ce 31 mai 2016 à une simulation de procès, mise en scène par les étudiants de l’École des greffes.

L'amphithéâtre de l'école des greffes transformé en salle d'audience
L'amphithéâtre de l'école des greffes transformé en salle d'audience © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

C’est un projet pédagogique original qui a associé l’École nationale des greffes, et l'académie de Dijon. L’amphithéâtre de l’École des greffes a été aménagé comme une véritable salle d'audience. Une façon de montrer aux écoliers comment fonctionne notre justice. Face au public d'enfants tous les acteurs du procès ont pris place, le juge, ses assesseurs, le procureur, le greffier, les avocats, qui comme les vrais ont revêtu leurs robes, les prévenus et la victime.

Les étudiants de l’École des greffes ont mis en scène le procès de deux jeunes filles accusées d'avoir agressé une camarade avant de diffuser la vidéo de l'agression sur les réseaux sociaux. Les étudiants ont pensé aux moindres détails. Pour rappeler qu’un juge, ça se respecte, la présidente du tribunal tance ainsi vertement l’une des prévenues, en lui demandant de jeter le chewing-gum qu’elle mâchouille, et d’observer un comportement plus correct. La jeune femme qui campe la victime est de son côté très convaincante, elle fait le récit de son calvaire, entrecoupé de sanglots.

 "A quel âge peut-on être condamné à une peine de prison ?"

Le procès se referme sur des peines de prison avec sursis. Et ensuite vient le jeu des questions-réponses avec les enfants, auquel se plient de bonne grâce les futurs greffiers et leur encadrement « Comment fait le greffier pour taper aussi vite sur le clavier de son ordinateur ? », demande un garçon, visiblement impressionné. « On apprend, on s’entraîne et à force on connaît par cœur la position de chaque lettre » lui répond une élève de l’École des greffes. « A quel âge peut-on être condamné à une peine de prison ? » s’inquiète une fillette. « A treize ans » se voit-elle répondre.

D’autres questions provoquent des rires, comme « l’avocat a-t-il le droit de mentir ? »  En principe non, puisque l'avocat a prêté serment. Alexandra Tanche est institutrice à l'école de la Fontaine aux Jardins, à Quetigny. Pour sa classe, c'est dit-elle un excellent travail pédagogique. "Pour eux, la loi, c'est quelque chose d'abstrait, et là, de voir les personnes, de comprendre les métiers de la Justice, ça leur parle beaucoup plus". Les écoliers, qui avaient travaillé en amont sur la Justice, vont devoir se remettre au travail en classe, cette fois pour restituer le procès.

L'interview d'Alexandra Tanche, enseignante à l'école La Fontaine aux Jardins