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Éducation

Un millier de manifestants à Paris contre la réforme de l'université

mardi 10 avril 2018 à 16:37 - Mis à jour le mardi 10 avril 2018 à 20:50 Par Viviane Le Guen, France Bleu Paris et France Bleu

Alors que plusieurs facs sont toujours bloquées ce mardi, quelque 1.200 personnes selon la préfecture de police ont manifesté cet après-midi à Paris pour protester contre la réforme de l'entrée à l'université et plus largement contre la politique d'Emmanuel Macron.

Des étudiants manifestent contre la réforme de l'université le 10 avril 2018 à Paris.
Des étudiants manifestent contre la réforme de l'université le 10 avril 2018 à Paris. © Maxppp - Julien Mattia / Le Pictorium

Quelque 1.200 personnes ont défilé ce mardi après-midi à Paris pour protester contre la réforme de l'accès à l'université. Plusieurs organisations sydicales, dont le Snesup-FSU (syndicat des professeurs du supérieur), Solidaires étudiant.e.s, Sud Education, la CGT, l'Unef (syndicat étudiant), la FIDL et SGL (lycéens) avaient appelé à descendre dans la rue.

De plus en plus de facs bloquées

Les manifestants ont relié la Sorbonne à l'université de Jussieu. Parmi eux, des étudiants venus dénoncer une réforme qui "instaure la sélection à l'entrée à la fac" mais aussi des professeurs et des parents d’élèves du Val-de-Marne, présents pour réclamer des moyens supplémentaires pour les écoles, collèges et lycées de ce département.

Ce mardi à la mi-journée, "moins de dix" sites universitaires, sur les 400 que compte le territoire, étaient toujours perturbés selon le ministère de l'Enseignement supérieur. Dans la soirée toutefois, de nombreux campus étaient encore partiellement bloqués à Lille, Paris, Grenoble, Pau, Bordeaux, Lyon, Rennes, Nantes ou encore Strasbourg où les examens prévus ce mardi ont été reportés jusqu'à nouvel ordre.

Au moins trois universités sont totalement paralysées :  Paul-Valéry à Montpellier (bloquée depuis mi-février), Jean-Jaurès à Toulouse (bloquée depuis début mars), et Paris-8 en région parisienne. Ce mardi soir, le président de l'Université de Lorraine a décidé la fermeture administrative de la fac de Lettres de Nancy.
 

  - Visactu
© Visactu

Les enseignants se mobilisent

Dans une tribune publiée ce mardi sur le site franceinfo.fr, 425 enseignants de fac apportent leur soutien aux étudiants grévistes. Ils dénoncent la "sélection hypocrite" de la réforme de l'accès à l'université. "On nous demande de classer les candidatures de sorte qu'un couperet tombera une fois les capacités d'accueil des filières saturées", déplorent ces profs.  

Trois des six jeunes placés en garde à vue après l'évacuation policière d'un bâtiment de la fac de Nanterre (Haut-de-Seine) lundi soir ont été déferrés au parquet ce mardi soir d'après franceinfo. Ils sont poursuivis pour des violences sur des fonctionnaires de police. Les trois autres ont été relâchés.

Condamnée par les syndicats Sud éducation, le Snesup et l'Unef, cette intervention policière était justifiée selon le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a affirmé qu'"une infime minorité, souvent de personnes qui sont extérieures à l'université, n'empêcheront pas la tenue des cours". 

De son côté, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a assuré lundi que 2018 ne serait pas "une année perdue".