Éducation

Remplacement des profs absents : le département des Landes n'est pas le plus mal loti

Par Théo Hetsch, France Bleu Gascogne mardi 18 octobre 2016 à 19:02

Le plan de Najat Vallaud-Belkacem prévoit 1 500 nouveaux postes de professeurs remplaçants en 2017
Le plan de Najat Vallaud-Belkacem prévoit 1 500 nouveaux postes de professeurs remplaçants en 2017 - © Fotolia.com

La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a présenté mardi 18 octobre son plan pour améliorer le remplacement des profs. Depuis la rentrée, selon la FCPE, 5 000 jours de cours n'ont pas été assurés au niveau national. Mais le département des Landes n'est pas le plus mal loti.

C'est un vieux serpent de mer : comme la plupart de ses prédécesseurs rue de Grenelle, Najat Vallaud-Belkacem a présenté ce mercredi 18 octobre une série de mesures pour améliorer le remplacement des professeurs absents. Alors pour y remédier, la ministre envisage plusieurs mesures: 5 000 postes en plus pour renforcer la brigade de remplaçants, organiser les formations et les réunions pendant les vacances et revoir les zones de remplacement.

Peu de professeurs ne sont pas remplacés (environ 13h par élève et par an en moyenne), mais lorsque cela arrive, ça peut être gênant pour les parents. Depuis la rentrée, selon la FCPE, la principale organisation de parents d'élèves, il y a eu 5 000 journées de cours non assurées au niveau national.

"Dans les Landes, on n'est pas les plus mal lotis"

Dans les Landes, trente-deux nouveaux enseignants ont été nommés à la rentrée 2016, dont 11 dédiés au remplacement. "On n'est vraiment pas les plus mal lotis dans les Landes" selon Damien Delavoie, secrétaire départemental FSU et professeur remplaçant en primaire. Avec 140 collègues, il fait partie de la brigade de profs remplaçants des Landes. Jamais il n'a eu une rentrée aussi calme: depuis septembre, Damien n'a fait que quelques remplacements.

"C'est la première année où je passe autant de temps dans mon école de rattachement"

Aujourd'hui il n'y a presque plus de trous dans le calendrier: 97% des enseignants absents sont remplacés dans le département. En 3 ans, 25 nouveaux profs ont rejoint la brigade de remplaçants des Landes.

Dans les collèges et lycées, le ministère compte sur les bonnes volontés

Mais pour le Second degré, s'il n'y a pas de chiffres précis, la situation est plus compliquée. Certes 27 postes de professeurs ont été créés à la rentrée dans le département, ce qui aide lorsque l'absence est longue. Mais lorsqu'un professeur est absent moins de 15 jours, c'est souvent un collègue de son établissement qui doit le remplacer. Et là le bas blesse: au niveau national, moins de 40% des absences sont remplacées selon la FCPE. La ministre souhaite donc que le proviseur puisse obliger un professeur à remplacer son collègue absent. Le directeur académique des Landes, Jean-Jacques Lacombe le reconnaît: "Tout est question effectivement de volonté des enseignants de bien vouloir assurer cette continuité éducative". Les syndicats, eux, sont sceptiques:

"Comment demander à un prof de maths de faire un remplacement en espagnol ?" s'interroge Damien Delavoie. "Se pose aussi le problème de la charge de travail", poursuit le secrétaire départemental de la FSU, "l'Education nationale elle-même reconnaît que les profs travaillent 44 heures par semaine, ce n'est pas en les chargeant encore qu'on va régler le problème".

Le reportage de Théo Hetsch à Mont-de-Marsan

En moyenne, un collégien ou lycéen perd 1 semaine de cours par an, sur les 36 de l'année scolaire (en primaire, ce sont 2 jours et demi).

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