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Éducation

Un recours en justice pour demander la fin du blocage à l'université Toulouse 2 Jean-Jaurès

mercredi 25 avril 2018 à 6:10 Par Marius Delaunay, France Bleu Occitanie et France Bleu

L'UNI (l'Union Nationale Intersyndicale) a déposé un référé devant le tribunal administratif de Toulouse. Il réclame un retour à la normale à l'université Toulouse 2 Jean-Jaurès, alors qu'elle est entièrement bloquée depuis le 6 mars. Un éventuel recours aux forces de l'ordre est envisagé.

L'université Jean-Jaurès est totalement bloquée depuis le 6 mars.
L'université Jean-Jaurès est totalement bloquée depuis le 6 mars. © Radio France - Clémence Fulleda

L'audience se déroulera jeudi 26 mars au Tribunal Administratif de Toulouse. Pour l'UNI, l'Union Nationale Intersyndicale, le recours au référé intervient dans une situation d'urgence. Alors que la fin de l'année scolaire arrive, la bonne tenue des examens n'est toujours pas assurée. L'UNI s'est appuyé sur une dizaine d'attestations écrites d'étudiants du Mirail. Pas d'accès aux ressources de l'université, craintes de passer une année blanche... Les inquiétudes sont nombreuses. 

On arrive à un point de non-retour. On pensait que ça pourrait se débloquer puisque l'université a été mise sous tutelle, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. C'est le moment pour formuler ce recours, pour que les examens aient lieu. Les moyens pour y arriver sont divers, et la préfecture pourrait être sollicitée pour faire intervenir les forces de l'ordre". - Marie Glinel, responsable UNI à Toulouse.

Un éventuel recours à la police pour débloquer l'université, c'est une solution viable pour l'UNI. "Il y a déjà eu des évacuations par la police dans plusieurs universités. On l'a bien vu à Tolbiac, ça s'est très bien passé, il n'y a pas eu de problème, très peu d'interpellations. L'intervention de la police ne générera pas plus de violence à Toulouse qu'il y en a déjà" pour Marie Glénin. Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, a salué cette initiative.

Richard Laganier, l'administrateur provisoire, n'est pas du même avis. "L'Université Jean-Jaurès reste un lieu de très forte contestation en France et un terreau fertile à la violence. Faire intervenir les forces de l'ordre sur un campus comme celui-ci n'est pas quelque chose de souhaitable dans la situation actuelle". Il appelle plutôt les étudiants à venir en masse à l'assemblée générale du 30 avril, le jour de la rentrée, afin de voter la non-reconduction du blocage.