Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Une centaine de personnes rassemblées à Nantes pour dénoncer la précarité étudiante

-
Par , France Bleu Loire Océan

"La précarité tue". Des rassemblements étaient organisés dans plusieurs villes de France ce mardi pour dénoncer la précarité étudiante. A Nantes, la manifestation a rassemblé une centaine de personnes.

Une centaine de manifestants se sont rassemblés près de la place du commerce à Nantes.
Une centaine de manifestants se sont rassemblés près de la place du commerce à Nantes. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Nantes, France

Des milliers d'étudiants étaient appelés à descendre dans les rues partout en France ce mardi. Une manifestation contre la précarité, après l'immolation par le feu d'un jeune étudiant de Lyon le 8 novembre dernier. A Nantes, une centaine de personnes ont défilé dans le centre-ville.

Obligés de travailler pour pouvoir "survivre"

"On est tous dans la même galère", confie Riwan. Cet étudiant en histoire est boursier, mais ne touche qu'une centaine d'euros par mois. "Forcement, ça ne me permet pas de vivre, alors je travaille à côté et je gagne 600 euros pour 18 heures par semaine." Avec ses 700 euros, il doit payer son gaz, son électricité, son loyer et se nourrir. "Et éventuellement m'accorder quelques sorties dans le mois, parce que je n'ai que 25 ans et que j'ai le droit de vivre."

Revalorisation des bourses et révisions de leurs conditions d'attribution

Alexandre et Marine, eux, sont bien conscients de la chance qu'ils ont. Ces étudiants en master d'urbanisme sont aidés par leurs parents pour faire des études. "Ce n'est pas le cas de tout le monde alors on est là pour les soutenir", explique l'étudiante. "Si on avait dû travailler en parallèle de nos études, je pense qu'on aurait mis plus de temps pour avoir notre diplôme."

Le plupart des manifestants demandent une revalorisation du montant des bourses, mais aussi une révision de leurs conditions d'attribution. "Moi cette année, je suis passée de 400 euros de bourse à 160 euros", lâche Juliana, étudiante en deuxième année de langue. "Tout ça parce que ma sœur a terminé ses études."

Selon les étudiants, avoir un travail pendant ses études ne permet pas de les réussir dans de bonnes conditions. - Radio France
Selon les étudiants, avoir un travail pendant ses études ne permet pas de les réussir dans de bonnes conditions. © Radio France - Tommy Cattaneo.

"Donc il y a des jours où les cours ne rentrent pas dans ma tête à cause des soucis d'argent", poursuit l'étudiante. "Et du coup, je me remets en question toutes les deux semaines, je me demande si je dois continuer mes études en étant dans la galère financièrement, ou alors arrêter et avoir un salaire pour essayer de survivre."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu